Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Laissez moi faire mon travail!

Un constat édifiant: tout le monde a envie de fourrer son nez dans les affaires des RH. Il ne viendrait à l’idée de personne d’expliquer à un financier comment calculer ses ratios, ou à un commercial comment optimiser sa marge (à part les autres personnes du même métier, bien sûr…). En revanche, tout le monde à son mot en dire quand il s’agit de RH!

Combien de fois ai-je entendu: « pourquoi tu fais comme ça? A ta place… ». Ben, je fais comme ça parce que c’est mon travail et que je sais comment le faire. Ce n’est pas parce qu’on travaille sur de l’humain que tout est fait au feeling, qu’il n’y a pas de règles, de process, et surtout de législation!

Bien sûr, je ne veux pas dire que je ne suis pas ouverte à des remarques, au contraire, pour avancer on a souvent besoin d’un œil extérieur. Mais arrêtez de le faire pour tout et tout le temps! Oui, si j’écarte ce CV, c’est parce que j’ai une bonne raison. Oui, si je mets en place une médecine du travail, c’est parce qu’il faut le faire. Pourquoi devrais-je me justifier en permanence? Est-ce que le marketing se justifie d’avoir écrit un slogan?

Les RH sont un métier de professionnels. Nous avons de vraies compétences, de vrais savoir-faire, de vrais retours d’expérience… Faites-nous confiance et arrêtez de croire que vous connaissez mieux notre métier que nous-mêmes.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 31 mars 2012
A 14 h 01 min
Commentaires : 0
 
 

J’ai trouvé ma stagiaire!

Enfin… ça n’a pas été trop long, mais je suis soulagée d’avoir trouvé ma stagiaire. Je vais donc être amenée à déléguer certaines tâches, à définir des objectifs clairs, à « manager » une personne. Pas facile quand c’est la première fois!

J’avoue que ma plus grande peur est de ne pas lui laisser suffisamment d’autonomie: j’ai tendance à aimer tout contrôler, tout superviser… du coup, j’y serai attentive!

J’ai également beaucoup d’attentes, ce sera difficile de ne pas être déçue… là aussi il me faudra faire attention.

En revanche, je prépare au mieux mon arrivée: ordinateur, organisation d’un déjeuner d’équipe, point dès son arrivée, liste de tâches qu’elle pourra faire immédiatement puis d’autres à faire plus tard, quand elle connaître mieux l’entreprise… Ah, si tout les managers accueillaient leurs nouveaux comme ça, aussi bien les stagiaires que les collaborateurs!

Enfin, j’attends maintenant que l’administration de son école fasse son travail, il ne lui manque plus que sa convention de stage.

A suivre!

Dans : Humeur,Mon parcours
Par AZS
Le 30 mars 2012
A 11 h 23 min
Commentaires : 0
 
 

Mal connus, mal compris, mal aimés…

Lorsque j’ai commencé mes études en RH, et surtout lorsque j’ai commencé à me frotter au marché du travail, je me suis tout de suite dit: il faudrait que j’écrive un livre sur les RH que j’appellerai « mal connus, mal compris, mal aimés ». Et, malheureusement, plus le temps passe et plus je peux vérifier cet adage.

C’est un fait, les RH sont mal connus. Faites le test autour de vous et demandez à des personnes de n’importe quel métier ce que sont, pour eux, les RH. Pour beaucoup, surtout pour les jeunes diplômés, et en particulier pour les « mieux » diplômés, les RH c’est avant tout le recrutement. Après tout, c’est la fonction qu’ils rencontrent le plus souvent, que ce soit lors de leurs études ou de leur recherche d’emploi. Pour les autres, hélas, les RH se résument souvent aux licenciements et, parfois, un peu à la paie. Une vision très minimaliste et pas du tout valorisante! Quid de la formation, du suivi de carrière, des relations sociales, et j’en passe! Mal connus.

En outre, ce rôle ambivalent, situé entre la direction et les salariés, fait que les RH sont souvent mal compris. Mal compris des salariés, car les RH appliquent une politique d’entreprise qui ne va pas toujours dans leur sens bien sûr. Mal compris de la direction qui ne voit pas toujours d’un bon œil un RH qui prend la défense des salariés. Le rôle stratégique des RH est également mal compris par de nombreux directeurs de société, pour qui la fonction RH se limite à une partie purement administrative, alors qu’elle pourrait être tellement plus!

Mal aimés enfin, par les salariés qui lui attribuent tous les maux (politique de rémunération, plans de licenciement, etc), de certaines directions qui ne voient en la fonction RH qu’un centre de coût extrêmement important. Mal aimés…

A nous donc, RH passionnés, de changer cette vision des Ressources Humaines, de la rendre plus transparente, plus compréhensible et plus compréhensive, et surtout plus stratégique. A nous de faire de cette fonction un atout, tant pour les entreprises que pour les salariés. A nous de faire changer le titre de ce livre que j’écrirai peut-être un jour.

http://maviederh.tumblr.com/post/26126679066/quand-on-me-dit-que-les-rh-ne-servent-a-rien

Dans : Humeur
Par AZS
Le 29 mars 2012
A 10 h 34 min
Commentaires : 0
 
 

Dilemme: que dois-je à mon entreprise?

Voilà une question qui a fait et fera couler beaucoup d’encre: que dois-je à mon entreprise? Dit autrement: l’entreprise donne à ses collaborateurs, jusqu’à quel point les collaborateurs doivent-ils être redevables vis-à-vis de leur employeur?

En effet, si on regarde le tableau de façon objective: l’entreprise « offre » un emploi au collaborateur, une situation stable et rémunérée, avec un certain nombre d’avantages. En échange, elle attend que les collaborateurs apportent leur travail, leur talent, leurs compétences, leur temps… comment savoir si l’équation est bien équilibrée? Qui décrète que cela est bien le cas? Il semble évident que chaque parti va toujours considérer que l’autre ne donne pas assez, ou que lui se sacrifie trop.

Nous voici devant la question de l’équité si souvent traitée par mon mentor Jean-Marie Peretti, ou encore le rapport à trouver entre la contribution et la rétribution de chaque collaborateur. Si on considère qu’il y a iniquité par rapport à d’autres salariés (et ce sera souvent dans le même sens, à savoir l’impression de se faire léser bien sûr), on va avoir tendance à vouloir rééquilibrer le ratio, soit en baissant sa contribution (en général, moins d’implication ou moins de temps passé au travail) ou en augmentant sa rétribution (en s’octroyant des petits plus, comme « se servir » dans les fournitures de bureau par exemple)…

S’il existe une entreprise idéale qui a trouvé le moyen que tout le monde soit satisfait, je demande à voir! Il est vrai également qu’il faut faire attention à ne pas « trop » donner à son entreprise au détriment d’autres choses, et notamment de sa vie privée. Quid du sens du sacrifice pour son entreprise, sentiment qui tend à disparaître depuis quelques années et qui paraîtra complètement incongru à la fameuse génération Y? Et pourtant, il faut bien lui donner des choses, à cette entreprise, qui s’échine à être imaginative pour attirer et retenir les meilleurs collaborateurs…

En un mot, que la vie est injuste pour le RH! Il fait tout pour bien faire et ne trouve face à lui que des ingrats qui se trouvent mal payés, pas assez reconnus, peu respectés…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 28 mars 2012
A 8 h 10 min
Commentaires : 0
 
 

Les limites de la transparence dans l’entreprise

J’ai intégré une société dont je partage fortement les valeurs, en particulier celle de la transparence. Ici, on prône l’honnêteté, on assure ne pas se froisser, et ce quel que soit le sujet abordé.

Il est vrai que les sujets qui fâchent sont légion dans le monde de l’entreprise: rémunération, ambitions professionnelles, départs, expériences antérieures…

Soyons clairs: personne n’est tout à fait honnête dans l’entreprise. Je pense qu’il faut en avoir conscience et ne pas s’en offusquer. Nous voulons tous cacher des choses, et c’est notre droit. Une expérience qui s’est mal passée et s’est conclue par une rupture de période d’essai – pourquoi l’évoquer? Rien ne nous y oblige après tout… Un licenciement? Une mise au placard? Un congé sabbatique? Nombreux sont ceux qui passent sous silence ces épisodes. Je soutiens fortement cette tendance car je suis partisane du recrutement fondé sur la compétence et le potentiel des candidats. Après tout, si la personne est capable de prendre en main le poste, quelle importance qu’elle ait un trou dans son CV? Qu’elle n’ait pas vraiment 5 ans d’expérience, mais plutôt 4,5? Malheureusement, j’ai bien peur d’avoir l’esprit très ouvert sur cette question, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la profession. Donc, oui, il faut cacher certaines choses.

Attention, cacher c’est dissimiler, ce n’est en aucun cas falsifier. Typiquement, lors d’un congé sabbatique par exemple, le contrat de travail de la personne est suspendu mais son poste est sauvegardé, il n’est pas donc pas faux de déclarer que l’on fait toujours partie de l’entreprise. Une expérience qui a pris fin trop tôt peut être éclipsée d’un CV, cela ne veut pas dire qu’il faut changer les autres dates pour camoufler le trou… l’équilibre est difficile à trouver, j’en conviens. Quoi qu’il en soit, un bon recruteur identifiera toujours ces « trous », mais il devra s’attacher à la valeur d’un candidat, et non à un bout de papier (ou à un format informatique, on n’imprime plus les CV voyons!). Sinon, à quoi servent les entretiens et quelle est la valeur ajoutée de la fonction recrutement si, de toute façon, seul le parcours stricto sensus compte?

De la même manière, faut-il exprimer haut et fort en entreprise sa frustration vis à vis de sa rémunération, son envie de quitter la société ou son ambition pour un autre poste? La réponse de normand s’impose: ça dépend de l’entreprise. J’ai vécu une expérience très marquante : dans l’une de mes anciennes sociétés, il était tout bonnement impossible d’évoquer ce type de sujet. Il fallait en effet attendre qu’on nous le propose, les collaborateurs étaient complètement passifs et absolument pas maîtres de leur destin. Parler de souhait d’évolution ou d’augmentation était ressenti comme un sacrilège, une attaque frontale vis à vis de la direction, un manque de confiance… Comme si les managers et RH étaient les seuls à même de savoir ce qui était bon pour nous. Bien sûr, ils en ont une idée, ils ont une évaluation de notre travail et de notre potentiel, il ont une vision plus complète des postes disponibles et du paysage concurrentiel… mais faut-il pour autant garder le silence et se laisser guider comme un enfant? Impossible donc d’évoquer ce type de sujet dans ce genre de culture d’entreprise, que, pour ma part, je fuis désormais comme la peste.

Dans un monde idéal, ce type de sujet devrait pouvoir être évoqué dans la sérénité. Un collaborateur n’est pas satisfait de sa rémunération? Parlons-en. Présentons lui la politique de rémunération de l’entreprise, comparons sa situation avec celle de ses collègues (de façon anonyme bien sûr) pour l’aider à se situer. Faisons une étude sur le marché pour se comparer aux autres entreprises. Explicitons les critères qui font que cette rémunération est telle qu’elle est… ou augmentons-là s’il y a lieu. Pourquoi faire de ce sujet une crispation? Il ne s’agit que d’un sujet de discussion comme un autre dont deux personnes intelligentes peuvent débattre dans le calme. De la même façon, le collaborateur doit pouvoir s’ouvrir sur ses souhaits d’évolution, et la situation doit pouvoir être clairement exposée: refus, acceptation, mise en attente et surtout, les arguments qui y ont conduit. Enfin, les départs: si une personne souhaite quitter la société, je pense qu’elle devrait pouvoir le dire sans gêne: envie de changer de métier, de zone géographique? Si l’entreprise ne peut rien proposer dans ce sens, je ne vois pas pourquoi cela devrait lui poser un problème. Au contraire, un collaborateur qui présente en avance de phase son projet aide l’entreprise à anticiper le départ qui se fera donc dans de bien meilleures conditions. Frustration sur la rémunération? La politique interne ayant était présentée, si le collaborateur n’y adhère pas, il est logique qu’il cherche un autre modèle chez un concurrent. Pourquoi s’en offusquer? Vaut-il mieux que ce collaborateur trouve son bonheur ailleurs ou qu’il reste dans l’entreprise à ressasser son insatisfaction, quitte à faire tâche d’huile? J’ai vite fait mon choix.

Dans ma nouvelle entreprise, on prône la transparence. Pour l’instant, ça marche. Mais je ne suis pas dupe, pour combien de temps? Plus une entreprise grossit, moins il est facile de tenir ce type de politique qui ne fonctionne que si l’ensemble des acteurs y adhère. Déjà, je commence à sentir des réticences chez certains…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 mars 2012
A 11 h 03 min
Commentaires :1
 
123456
 
 

projetpro |
lcmt |
pergolamelbourne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | surendettement1rachatcredit
| hotshop0306
| upasc