Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

C’est jour de paie!

Être RRH, c’est aussi être responsable de la paie, l’immense bonheur de la fin du mois!

Maintenant que je m’en occupe, je repense avec respect à mes anciennes sociétés qui parvenaient à me payer de façon très régulière, et toujours avant le dernier jour du mois. En effet, ce n’est pas si simple! De nombreux éléments sont à prendre en compte, dont certains (frais, congés…) peuvent être modifiés jusqu’au dernier jour du mois.

Certaines sociétés ont trouvé le moyen de s’en sortir: elles enregistrent les frais et les congés sur le mois d’après. D’autres paient leurs salariés en début de mois. Mais (le saviez-vous?) il n’existe pas de loi régissant la date de versement d’un salaire, cela doit simplement être fait avant le salaire d’avant… on n’est pas plus avancé.

Quoi qu’il en soit, la paie est un métier technique qui n’est pas suffisamment valorisé. A mi chemin entre les RH et la comptabilité (voir le billet à ce sujet), c’est une fonction qui demande rigueur… et patience. D’autant plus que les textes évoluent en permanence!

Pour faire face à ces nombreuses difficultés, de nombreux RRH, dont moi, s’appuient sur des cabinets comptables externes (mes sauveurs) pour sous-traiter une grosse partie de la gestion des paies. Ce qui ne m’empêche pas de récolter l’ensemble des éléments et de contrôler les fiches de paie ce qui, malgré la taille restreinte de ma société, représente chaque mois entre 1 et 2 jours de travail.

La paie n’est donc pas une fonction à négliger, elle est au contraire tout à fait stratégique, d’autant plus qu’il paraît que les salariés y tiennent particulièrement…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 30 avril 2012
A 12 h 22 min
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Moi, j’aime pas les classements…

Tous les dirigeants et RH de la terre ont les yeux rivés sur les classements d’entreprise (vous savez, ces classements qui vous expliquent quelles sont les entreprises où il fait bon travailler et dont je cacherai le nom), au même titre que les directeurs d’école scrutent les classements des meilleures formations. Moi, je n’aime pas tous ces classements, et je ne suis pas la seule.

D’abord, parce que j’ai vécu une expérience quasiment traumatisante! Dans ma grande société du CAC 40, nous étions toujours très bien classé, on n’en parlait jamais, jusqu’au jour funeste où le concurrent direct aà eu l’outrecuidance de nous passer devant. Voilà le grand directeur (vous savez, le n+ vous ne savez même pas combien, celui devant lequel tout le monde tremble et baisse les yeux) qui s’invite lors de la réunion mensuelle pour nous expliquer (en haussant le ton bien sûr) que c’est inacceptable et que nous sommes forcément des incapables, sinon nous n’en serions pas là. Recroquevillée dans un coin, je ne pouvais pas m’empêcher de penser

  • que ce soudain intérêt pour les classements était tout de même bien étonnant. Que les directeurs sont prompts à blâmer et lents à féliciter! Jamais personne ne nous avait dit qu’être les premiers du secteur dans ce classement était une réussite que l’entreprise nous devez.
  • que, comme le disait si bien le directeur de mon école de commerce, les classements sont faits pour évoluer, c’est ce qui crée le business. Ainsi, tous les ans, les magazines font des records de vente avec leurs classements de grandes écoles, et pour s’assurer un lectorat important, ils font évoluer les classements tous les ans, cela évite la routine. De la même façon, l’entreprise ayant mis en place le classement le fait évoluer un peu chaque année pour justifier son travail…

Depuis, j’ai découvert que ce classement était fait par une entreprise, et non un institut indépendant, et que cette même entreprise vend en fait du service. Elle ne classe que ses clients, et son créneau est de proposer un audit des pratiques notamment RH de l’entreprise et de lui proposer des axes d’amélioration. En outre, elle vous inclut dans ces dits classements. Cela revient donc extrêmement cher et remet fortement en question le côté objectif de ces classements!

Je ne dis pas que le travail de cette entreprise n’est pas intéressant, au contraire, elle aide ses clients à progresser sur le volet bien être au travail notamment. J’analyse ces classements comme un très bon coup marketing de cette entreprise qui de ce fait vend son offre de conseil très facilement. Mais cela est certain, je me méfie de tous les classements, ils ne sont jamais gratuits… Je préfère me fier aux sites de notations, bien qu’il est vrai, ce sont surtout les mécontents qui font entendre leur voix.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 avril 2012
A 9 h 48 min
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S’absenter quand on est seul à bord

Petite structure, petites équipes! Je suis la seule représentante RH de mon entreprise. Je m’occupe donc de tous les volets: recrutement, formation, paie, administration du personnel…

C’est très pratique au quotidien, un interlocuteur unique pour les salariés et la direction, et de mon côté je ne dépends de personne, je maîtrise l’ensemble des dossiers, c’est parfait. Mais tout chavire quand il faut s’absenter plusieurs jours…

Comment faire pour s’absenter quand on est seul à bord? Certains dossiers peuvent se préparer en avance, comme la formation, il faut donc bien anticiper. Mais pour tout l’opérationnel courant, et notamment le recrutement, comment faire? Impossible de transmettre ces dossiers à ses collègues qui n’exercent pas le même métier… J’imagine mal le directeur financier chercher des CV sur les CVthèques, j’aurais d’ailleurs un peu peur du résultat! Alors, le professionnalisme aidant, on ne s’absente jamais trop longtemps, une semaine en général. En outre, on essaie de partir pendant les périodes creuses pour éviter que les vacances aient un impact trop important…Deviendrait-on l’esclave de sa conscience professionnelle? Est-ce un bien ou un mal?

Mais, en cas de maladie, c’est la catastrophe! Rien n’a été prévu, des tas de dossiers sont en cours et il faut prévenir tous les interlocuteurs que cela prendra du retard, et pour cela on a souvent besoin de l’aide des collègues… Les apports de la technologie sont évidents, avec un peu de chance on a un smartphone pour nous aider.

Vient alors l’éternelle tentation de mêler vie privée et vie professionnelle pour assurer une continuité de la fonction. Je me battrai toujours contre cette tendance, je pense qu’il faut un temps pour tout… Mais beaucoup se laissent tenter, par vrai conviction ou par faiblesse. Quand on est seul à bord, ça peut se comprendre, mais quand on peut être (bien) relayé, où est l’utilité?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 25 avril 2012
A 9 h 07 min
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Bien préparer l’arrivée d’un nouveau collaborateur

Ça y est, le processus de recrutement est terminé, le candidat a signé son contrat, c’est le soulagement. Ce n’est pourtant pas le moment pour les RH de chômer, préparer l’arrivée d’un nouveau collaborateur est un gros travail à ne pas négliger si on veut mettre toutes ses chances de son côté.

En effet, les premiers jours sont primordiaux pour un nouveau collaborateur. C’est lors de cette période qu’il va se faire son premier avis sur l’entreprise, et il sera difficile de gommer sa première impression si elle est mauvaise. En revanche, si tout est bien rodé, le nouveau collaborateur n’en sera que plus motivé, la moitié du travail d’intégration sera fait!

Le premier volet à préparer est toute la partie administrative. Ce n’est pas la plus drôle, mais c’est obligatoire, et en plus si ce n’est pas fait cela créera des problèmes à répétition qu’il vaut mieux éviter… Heureusement, l’administration a considérablement allégé les démarches récemment, il s’agit donc d’établir une Déclaration Uniquement d’Embauche (DUE) auprès de l’URSSAF, en plus ça peut se faire en ligne, c’est très facile et rapide (merci l’URSSAF, je ne le dis pas souvent). Ensuite, il faut penser à la mutuelle d’entreprise et à la prévoyance si ces dispositifs sont mis en place. Il faut également créer le dossier administratif du nouveau collaborateur, avec sa pièce d’identité, divers renseignements qui peuvent servir (notamment pour l’inscription à la mutuelle par exemple), son RIB (c’est mieux pour le payer…) qu’il faudra enregistrer rapidement, le contrat de travail, préparer le dossier de paie…

Ensuite vient la configuration des outils: il faut préparer au plus tôt une boîte mail (et intégrer la nouvelle adresse mail dans d’éventuelles listes de diffusion!) et un téléphone, prévoir un bureau ou une place qui accueillera la personne, un ordinateur si besoin, les accès aux différentes applications informatiques, les badges, cartes de cantine… Ce n’est pas passionnant, c’est ce qui prend le plus de temps mais si tout est bien anticipé, le premier jour sera un vrai plaisir. Et ce sera toujours mieux que de constater: « je ne sais pas où tu vas t’installer… Tiens, tu n’as pas de PC… Tu auras ta carte de cantine dans trois jours. L’accès à cette application incontournable, tu l’auras dans une semaine… ». Bref, pour ne pas passer pour des amateurs, on anticipe.

Enfin, et ce qui est le plus important, la préparation opérationnelle. Il faut définir immédiatement qui sera le supérieur de la personne et s’assurer qu’il sera bien présent lors du premier jour. Si ce n’est pas possible, il faut absolument désigner un remplaçant pour le jour J, rien de pire qu’un nouveau collaborateur laissé à l’abandon. Le RH et le n+1 devront ensuite travailler sur le programme d’intégration: qui fait quoi et quand? En général, le RH voit le nouveau collaborateur dès son arrivée pour régler les derniers détails administratifs, puis vient le manager. Il faut peut-être prévoir une période de formation, et/ou un parcours de personnes à rencontrer pour bien comprendre le périmètre de son poste. Il est également intéressant de prévoir des points les premières semaines, avec le RH et le n+1, pour s’assurer que tout va bien et mettre éventuellement en place des actions correctives. Pourquoi pas un système de parrainage, tutorat ou mentoring? Il ne faut pas non plus négliger le premier déjeuner du collaborateur, souvent empreint de stress s’il ne sait pas trop avec qui manger et où… le mieux est que l’équipe soit disponible et, à défaut, au moins le n+1 ou le RH. Tout cela ne doit pas être laissé au hasard. Enfin, les petits plus non négligeables: remettre un trombinoscope et un livret d’accueil, envoyer aux personnes concernées un mail pour annoncer l’arrivée du collaborateur avec un petit descriptif sympathique et une photo!

Bien anticipé, une arrivée se passe toujours mieux. Alors, établissez au plus tôt une liste de toutes les démarches à accomplir pour n’en oublier aucune, et vérifiez le tout une semaine avant l’arrivé de la personne!

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH
Par AZS
Le 24 avril 2012
A 7 h 50 min
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500 visiteurs!

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A bientôt!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 23 avril 2012
A 7 h 49 min
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