Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Un concept moderne: les DRH partagés

Un concept dont on entend de plus en plus parler: les DRH partagés.

Le principe est simple et moderne: les plus petites structures n’ont pas toujours les moyens ou le besoin d’employer un DRH à plein temps. Pourtant, les problématiques RH s’accumulent: relations sociales, recrutement, gestion du personnel, paie, suivi de carrière… Alors, pourquoi ne pas partager son DRH avec d’autres petites sociétés dans le même cas?

Ainsi, les DRH partagés fleurissent, mais ce n’est pas encore assez présent en France. Pourtant, cela ne présente que des avantages: les entreprises peuvent employer un DRH qualifié sans avoir à l’occuper à plein temps, le DRH peut travailler sur des problématiques variées dans des secteurs différents… En fin de compte, cette situation professionnelle peut même se révéler plus stable qu’un simple CDI, car dans ce cas perdre un employeur ne signifie pas perdre son emploi, mais une partie seulement. En outre, une consultante RH me le confirmait récemment, les demandes de DRH partagés sont aujourd’hui plus nombreuses que l’offre, de quoi donner l’embarras du choix au DRH!

Reste à franchir le pas, ce qui est une étape importante tant pour les entreprises, qui doivent s’adapter à cette nouvelle forme de travail, que pour les DRH qui doivent accepter, du moins dans un premier temps, une certaine forme de risque, le temps de trouver le nombre d’entreprises adéquat pouvant l’employer. C’est pour résoudre cette problématique que, dans certains bassins d’emploi, plusieurs sociétés se concertent au préalable sur l’envie de recruter un DRH en commun, l’offre définitive étant de ce fait un CDI à plein temps.

A suivre et à encourager!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 16 avril 2012
A 11 h 32 min
Commentaires : 0
 
 

Que faire en entretien de recrutement

Finissons le triptyque CV / lettre de motivation / entretien de recrutement!

Voici une petite liste de conseils pour maximiser vos chances en entretien de recrutement:

  1. Si on ne peut pas venir, on prévient… c’est la moindre de choses. Sinon, vous grillez toutes vos chances avec cette entreprise, pour aujourd’hui mais aussi pour de nombreuses années, les RH ont bonne mémoire!
  2. On arrive en avance, mais pas trop: 2h avant, c’est un peu effrayant pour le recruteur (et pourtant, ça arrive)… 5-10 minutes, c’est bien. Si vous êtes en retard, prévenez! On ne vous en tiendra pas rigueur.
  3. Revêtez une tenue adaptée: costume ou tailleur dans un cabinet de conseil, tenue tout-terrain sur un chantier… Dans tous les cas, évitez les tongs.
  4. Renseignez-vous avant de venir: vous souhaitez que le recruteur ait lu votre CV? De la même façon, parcourez le site web de la société!
  5. Prévoyez le temps nécessaire: 1h souvent, parfois plus… N’hésitez pas à le demander à votre interlocuteur lors de la prise de rendez-vous.
  6. N’oubliez pas le nom de la personne avec qui vous avez rendez-vous, surtout si c’est dans une société de 5000 personnes, sinon les personnes à l’accueil risquent de chercher longtemps…
  7. Éteignez votre téléphone! Et si vous avez oublié et qu’il sonne, pas de panique, excusez-vous et éteignez-le immédiatement. Bien sûr, ne répondez pas…
  8. Munissez-vous du matériel nécessaire à la prise de note (un peu plus qu’un post-it!)… et prenez des notes. Tant pis si vous ne vous en servez jamais. D’une part, cela vous servira à vous souvenir de certaines choses si vous rencontrez plusieurs sociétés. De plus, vous-mêmes n’êtes-vous pas vexés quand le recruteur ne prend aucune note pendant votre entretien?
  9. Préparez quelques questions. Encore une fois, vous aimez qu’on vous en pose, c’est pareil pour le recruteur. Il y a le choix! Sur l’entreprise (effectif, chiffre d’affaires, stratégie…), l’équipe que vous intégreriez (taille, séniorité, organisation…), le poste (responsabilités, déplacements, évolution…), la politique RH (formation, évolution, rémunération…).
  10. Évitez certains sujets lors du premier entretien: vous êtes aux 35h? Vous avez un CE? Une mutuelle? Le recruteur va clairement comprendre que vous êtes plus intéressé par les avantages que par le poste!
  11. Ne dédaignez jamais votre interlocuteur: l’entretien RH n’est pas toujours une formalité, loin de là. Pour ma part, j’écarte plus de la moitié des candidats suite à l’entretien téléphonique et presque autant suite au premier entretien… Et oui, ces entretiens servent à quelque chose!
  12. Vérifiez que votre interlocuteur vous comprend: vous ne savez jamais jusqu’à quel niveau de détails vous pouvez aller, n’hésitez pas à le demander. Ainsi, en informatique par exemple, certains RH s’y connaissent, d’autres pas du tout, demandez ouvertement si vous devez détailler les technologies, cela évitera de longs monologues ennuyeux…
  13. Avant de partir, demandez toujours quand aura lieu le prochain point de rencontre: demain, dans une semaine? Par mail ou par téléphone? Cela vous permettra de relancer la personne le cas échéant.
  14. Cerise sur le gâteau, et pour les postes qui vous intéressent beaucoup uniquement: envoyez un mail de remerciement à votre interlocuteur.

Avec tout ça, vous éviterez les pièges les plus grossiers. Le reste est entre vos mains!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 15 avril 2012
A 9 h 14 min
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Quid de la lettre de motivation

Une question que beaucoup se posent: mais est-elle vraiment utile cette lettre de motivation?

Oui: moi du moins, je les lis, et en tout cas je ne suis pas la seule. Vous êtes tous susceptibles de tomber sur un recruteur qui va vous lire… Soignez donc cette lettre.

Pourquoi les lit-on? Cela permet de juger du sérieux du candidat, notamment grâce à l’orthographe et au contenu de la lettre, de son niveau d’expression et de sa réelle motivation (et oui, on reconnaît tout de suite une lettre copiée-collée).

Ce n’est pourtant pas difficile de faire une bonne lettre de motivation:

  1. D’abord, on commence par « Madame, Monsieur » ou par l’identité du destinataire si vous la connaissez. Bannissez les « Monsieur le Directeur » (si vous n’êtes pas sûr qu’il s’agit d’un homme), ça a le don de froisser les directrices!
  2. Ensuite, situez l’objet de la candidature: qui vous êtes (ingénieur en biochimie depuis 5 ans, jeune diplômé de…), et ce qui vous amène (j’ai consulté votre offre…, je vous ai rencontré sur le forum…, j’ai parcouru votre site web).
  3. Parlez de la société (c’est plus poli de commencer par eux!): ils savent très bien qui ils sont, inutile de répéter ce que vous avez lu sur leur site. En revanche, focalisez-vous sur un point qui vous a marqué: vous êtes engagé dans le développement durable, vous avez lancé un produit révolutionnaire, un de vos collaborateurs avait animé un cours dans mon école… Il s’agit ici de se démarquer!
  4. Parlez de vous: les qualités que vous avez, ce que vous pouvez amener à cette entreprise. Ne jetez pas une liste de mots clés (je suis patient, intelligent, charismatique, ouvert, honnête, impliqué…), argumentez: lors de tel projet, j’ai pu démontrer que je savais animer une équipe pour arriver à un résultat apprécié du client, etc.
  5. Terminez toujours en ouvrant vers l’avenir: dans l’espoir de vous présentez de vive voix mon projet…, je me tiens à votre disposition pour un entretien… .
  6. N’oubliez pas la formule de politesse!
  7. Inutile de scanner une signature… on ne vous en demande pas tant.
  8. N’oubliez pas de vous relire, de faire relire et d’imprimer votre lettre pour vérifier que tout va bien! (taille de police, marges, mise en page, orthographe…).

Le reste, c’est à vous de le faire. Concentrez-vous bien sur les lettres pour les postes qui vous attirent le plus!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 14 avril 2012
A 10 h 57 min
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Ces jeunes diplômés qui vivent sur une autre planète

Nous autres RH qui côtoyons des jeunes diplômés de grandes écoles, en particulier d’ingénieurs, nous avons souvent eu l’occasion d’ouvrir de grands yeux face aux attentes, aux préoccupations et aux revendications de bon nombre d’entre eux… au point de se demander s’ils vivent sur la même planète que nous!

Le phénomène que je vais décrire concerne les écoles d’ingénieurs et certaines universités, en revanche très peu d’écoles de commerce: en effet, les étudiants de ces formations ont souvent à leur actif plusieurs stages lors de leur scolarité qui leur permettent d’avoir un peu plus les pieds sur terre. En revanche, pour les autres, il est très clair qu’ils n’ont pas assez été confrontés à la réalité!

Tout d’abord, les attentes. Combien de jeunes diplômés arrivent la bouche en cœur en ayant pour seul discours: « je veux être chef de projet ». Chef de projet? Sans aucune expérience??? Comment prétendre diriger une équipe et mener à bien un projet lorsqu’on ne sait même ce que sont l’un et l’autre? Et comment imaginer qu’une personne de plusieurs années d’expérience  se laisse manager par un jeune piou piou plein d’arrogance sorti d’école? Un peu de bon sens! Et que dire de ces pseudo formations 3e cycle qui promettent à des étudiants plein d’espoir d’être chefs de projet à la sortie… bel argument de vente, ils doivent générer beaucoup d’argent et de désillusion.

Idem pour le fameux « conseil en stratégie ». Des étudiants de tout bord, n’ayant aucune idée de ce qu’est le conseil et de ce qu’est la stratégie, caressent pourtant cette ambition. Le saviez-vous jeunes gens? La stratégie n’est pas qu’un joli mot jeté sur le papier, cela s’étudie, il y a bon nombre de concepts à connaître. Quant au conseil, cela ne s’improvise pas. Ce n’est pas pour rien que les grands cabinets de conseil en stratégie (Bain, BCG, Mc Kinsey et j’en passe) recrutent uniquement des diplômés des cinq meilleures écoles françaises. Réfléchissez-y avant de jeter de grandes vérités sans le moindre fondement…

Autre sujet: la rémunération. Et voilà nos jeunes diplômés sans aucune expérience réelle réclamer des rémunérations astronomiques: 50K€, pourquoi pas! Mais qui blâmer, si ce n’est certaines formations qui bercent d’illusions ces jeunes prêts à tout croire tant que cela va dans leur sens?

Jeunes gens, posez-vous les vrais questions: qu’allez-vous réellement apporter à l’entreprise? Des idées neuves, de l’énergie, un nouveau regard… mais surtout un potentiel. On attend donc que vous fassiez vos preuves. Arrêtez donc de croire que tout vous est dû… vous convaincrez beaucoup plus de recruteurs!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 13 avril 2012
A 8 h 56 min
Commentaires : 0
 
 

Comment faire un bon CV?

Voilà une question à laquelle tous les RH répondent bien souvent et qui m’amène à écrire un petit billet sur la question.

Soyons bien clairs: il existe plusieurs écoles, tous les RH ne sont pas d’accord. Néanmoins, j’ai travaillé dans trois sociétés radicalement différentes et je fréquente bon nombre de RH, de tous les secteurs d’activité et de toute séniorité, ce que je vais présenter dans les lignes qui suivent est donc la voix de l’école majoritaire. Ce n’est pas parole d’évangile, alors n’allez pas me faire un procès si on vous dit autre chose…

 

  1. Faire un CV d’une page: la tentation est grande, plus on acquiert de l’expérience, de faire des CV longs, trèèèès longs. Sachez que, dans certaines sociétés, le nombre de candidatures reçues est tel que le recruteur ne passera pas plus de 15 secondes à lire votre CV la première fois qu’il le verra. Il faut donc que toutes les informations principales soient sur la première page, sinon elles risquent de passer inaperçu. Beaucoup de jeunes diplômés me disent qu’ils n’arrivent pas à faire un CV d’une page… c’est simple, pour un recruteur, un candidat de moins de 5 ans d’expérience incapable de faire un CV de moins d’un page est un candidat qui manque cruellement de synthèse! Alors, c’est sûr, avec l’expérience, cela devient difficile. Je préconise de faire 2 CV: un CV d’un page, avec des détails sur les expériences importantes uniquement, c’est-à-dire celles en lien avec le poste recherché, et un autre CV détaillé, plus long, disons 2 pages pour 5-10 ans d’expérience, 3 pour 10-15 ans, etc. Allez à l’essentiel!
  2. La cohérence: maître mot du CV! Vérifiez bien que la police est la même partout, que, si vous avez décidé d’écrire en gras le nom des sociétés, ce soit bien le cas partout, etc. Imprimez votre CV pour vous rendre compte de ce qu’il donne sur papier, vous aurez des surprises! (police trop grosse ou trop petite, marges qui rongent le texte…). Et surtout, montrez votre CV à des proches, ils verront des choses que vous n’aurez même pas remarquées!
  3. Photo ou pas photo? C’est plutôt mieux d’en mettre une mais ce n’est en aucun cas obligatoire. La photo permettra au recruteur qui vous a rencontré de se souvenir plus facilement de vous. Mais si vous avez un doute sur la photo… n’en mettez pas. Il faut une photo professionnelle sur laquelle vous êtes à votre avantage: évitez donc les photos au bar ou sur la plage, ou celles où vous avez des cernes ou un air pas très engageant… Moi-même, je préfère m’abstenir.
  4. Restez professionnels. Inutile d’étaler votre vie privée au grand jour: les mentions « divorcé, 2 enfants de 14 et 12 ans », que l’on rencontre bien souvent, n’ont aucun intérêt sur un CV. Sauf exception, restez circonspect. Tout ce que vous écrivez sur votre CV pourra être évoqué en entretien, et typiquement vos loisirs. Vous n’assumez pas votre côté philatéliste? N’en parlez pas, ce sera plus simple.
  5. Évitez les trous chronologiques, c’est suspect et cela risque de vous discréditer…
  6. Mettez le plus important en haut du CV: formation si vous êtes étudiant ou jeune diplômé, expériences la plupart du temps, compétences pour les métiers techniques. C’est là que les recruteurs verront ce qu’ils veulent savoir immédiatement, simplifiez leur la vie, ils vous le revaudront.
  7. Sauf si vous recherchez un métier artistique et créatif (designer, chef de produit, etc.), évitez la trop grande originalité. Par exemple, j’ai vu un CV où les langues maîtrisées par la personnes étaient indiquées avec ses coordonnées (drôle d’idée): il m’a fallu plusieurs minutes pour les trouver. Une chance que je sois patiente, bon nombre de mes collègues n’auraient même pas cherché, par flemme ou manque de temps… ou par déduction: ce candidat a-t-il vraiment une intelligence de situation?
  8. Mettez-vous à la place du recruteur: il ne connaît pas toutes les sociétés et encore moins tous les acronymes! Il faut rendre son CV accessible. Alors, inutile de traduire ce qui est connu de tous (ERP en informatique ou GPEC en RH par exemple), mais les acronymes spécifiques à chaque société, il faut les expliciter. De la même façon, les entreprises donnent souvent des noms exotiques aux postes, essayez de rentrer dans des cases plus classiques: ainsi, un Ingénieur d’Affaires, c’est plus connu qu’un Account Manager ou qu’un Chef de compte client ou que sais-je d’autre…
  9. N’oubliez pas les mots clés: certaines entreprises et la plupart des CVthèques type Monster ou l’Apec possèdent des moteurs de recherche. Les recruteurs vont rechercher leurs candidats grâce à des mots clés, vous passerez donc à la trappe si vous oubliez de les mettre en avant. Alors, quand on fait des RH, on se débrouille pour écrire RH et Ressources Humaines dans son CV!
  10. Titre ou pas titre? Pourquoi pas, avec le nom du poste recherché et la date de disponibilité. Inutile de mettre un titre fumeux comme « ingénieur » (en quoi? biochimie, mécatronique, d’affaires…?). Ce n’est pas obligatoire mais c’est apprécié.

Allez, bon courage… et n’oubliez pas que pour faire un bon CV, il faut y passer au moins deux bonnes heures. A vos claviers!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 12 avril 2012
A 13 h 25 min
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