Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Trouver la bonne distance

Comme vous le savez sans doute si vous suivez mes aventures de jeune RRH, j’ai désormais une stagiaire. Voilà une semaine qu’elle est arrivée, une jeune fille charmante et pleine de bonne volonté, ouf… ce n’est donc pas, a priori, une erreur de recrutement.

La question qui me taraude désormais est la suivante: comment trouver la bonne distance? Comment savoir si je suis trop intrusive ou trop effacée? Tout dépend, bien sûr, du caractère du maître de stage et du stagiaire, certains préfèrent qu’on les suive de très près tandis que d’autres recherchent l’autonomie au maximum. Moi-même, quand j’étais stagiaire et apprentie, j’appréciais d’avoir un vaste champ d’action tout en sachant que mon maître de stage était présent en cas de besoin.

Alors, la bonne solution reste le dialogue, demander régulièrement au stagiaire si cela lui convient, s’il a des questions, s’il apprécie la distance instaurée… Sauf que ce questionnement constant revient tout de même à une sorte d’intrusion!

J’ai donc fait le choix d’être peut-être trop présente pour m’assurer que ma stagiaire est bien à son aise, entendue, pas perdue, bien intégrée. Bien sûr, cela pourra évoluer au fil du stage… nous verrons bien de quoi l’avenir sera fait.

J’imagine que cette question se pose aussi aux managers dans leur globalité, sauf qu’un collaborateur sera certainement plus souvent en attente d’autonomie. Quoi que… Allez tirer des généralités sur la nature humaine! Que les RH sont une fonction passionnante!

Dans : Humeur,Mon parcours
Par AZS
Le 10 avril 2012
A 10 h 33 min
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Qui doit évaluer un DRH?

Aujourd’hui, je suis RRH d’une petite société, je suis donc en quelque sorte seule à bord (tout du moins en ce qui concerne les RH bien sûr) et n’ai pas de supérieur direct. On peut alors me considérer comme un DRH.

Je me pose alors cette question: qui doit m’évaluer? Quand on a un chef direct, c’est facile de répondre. Mais dans mon cas?  Dois-je être évaluée par la direction de la société? Peut-être, mais ont-ils les compétences requises pour apprécier mon travail, et surtout un regard suffisamment présent pour se rendre compte de ce que j’effectue au quotidien? Ou alors, mes pairs, à savoir les autres directeurs de la société, comme le directeur commercial et le directeur financier, mes acolytes avec lesquels je travaille au quotidien, mais qui, encore une fois, n’en ont pas forcément la compétence ou ne connaissent pas les grilles de lecture de mon métier? Et si c’était… par les salariés?

Dans un monde idéal, j’aimerais que les DRH soit évalués par la direction de l’entreprise et par les salariés. La direction pourra établir si la stratégie de la société est bien appliquée, si le DRH constitue le business partner que l’on attend, si un certain nombre d’objectifs sont bien atteints (mise en place d’une GPEC, baisse du turnover, augmentation des effectifs…). En outre, je crois que les salariés devraient pouvoir s’exprimer: les RH sont-ils à leur écoute, remplissent-ils leur rôle de conseil, sont-ils disponibles et efficaces… Je ne suis pas naïve, il y a des limites dans le modèle: les salariés préfèreront un DRH généreux sur les augmentations (puisque, c’est connu, les salariés pensent souvent que les augmentations sur du fait des RH!), ce que n’apprécierait certainement pas de la même façon la direction de la société. Mais peut-on créer un système d’évaluation qui traduise la position ambivalente des RH, maillon entre la direction et les salariés? Et pourquoi pas!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 6 avril 2012
A 12 h 04 min
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La frustration des rémunérations

Être RH, c’est aussi gérer la politique de rémunération de son entreprise. La créer, la mettre en place, l’animer. C’est donc savoir précisément qui gagne quoi.

Et c’est donc un gros sujet de frustration pour bon nombre de RH! En effet, on le sait, la fonction RH n’est pas la plus valorisée dans les entreprises, elle n’est pas non plus la plus rémunérée, loin sans faut… Si la plupart des RH en ont conscience et font contre mauvaise fortune bon cœur, il est parfois difficile de faire bonne figure quand une personne bien moins expérimentée gagne beaucoup plus que soi. C’est pourquoi la rémunération est souvent le sujet numéro un de frustration pour la fonction RH, ces distorsions étant considérées comme une réelle injustice par une population souvent très bien diplômée.

Le sujet est donc remis régulièrement sur le tapis: pourquoi les RH ne gagneraient-ils pas plus? Il s’agit tout de même d’une fonction stratégique, essentielle et indispensable en entreprise. On nous dit que nous sommes des improductifs, insulte suprême! Qui signifie quoi? Qu’on ne rapporte pas d’argent, ou qu’on ne sert à rien? Le mot improductif est bien trop violent à mon sens, je préfère de loin fonctionnel. De plus, certains fonctionnels gagnent beaucoup mieux leur vie que les RH, comme la fonction financière par exemple. Il n’y  a pas de vrais arguments à cette sous-rémunération, si ce n’est que les praticiens RH étant des passionnés, ils ne se battent pas suffisamment pour changer les pratiques…

Le combat n’est pas gagné!

http://maviederh.tumblr.com/post/27618302169/quand-on-me-dit-ca-paie-bien-rh-il-parait

Dans : Humeur
Par AZS
Le 5 avril 2012
A 9 h 28 min
Commentaires : 2
 
 

Le chant des sirènes

Ce qui est compliqué quand on est diplômé d’une école renommée, ou lorsqu’on exerce un métier très recherché, c’est qu’on est souvent contacté par des recruteurs plein d’enthousiasme qui veulent nous proposer un nouveau poste.

Bien sûr, c’est valorisant et ça fait plaisir, on a l’impression d’être valorisé et d’avoir notre place sur le marché de travail. Mais, une fois cette première impression dépassée, que doit-on faire?

Il est certain qu’il faut toujours se montrer courtois dans ce genre de sollicitation car, c’est connu, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Toujours rappeler suite à un message téléphonique, répondre aux mails, conserver les coordonnées des personnes, certes. Mais faut-il systématiquement accepter de rencontrer la personne?

Dans un sens, il est extrêmement important de rester en veille permanente, ne serait-ce que pour voir ce qui se passe sur le marché de l’emploi et ainsi avoir des éléments de comparaison avec sa situation actuelle. Mais, selon le métier, répondre à toutes les sollicitations reviendrait à passer tout son temps en entretien, pas très réaliste surtout si on n’est pas à la recherche d’une nouvelle opportunité!

Autre danger, celui de céder au chant des sirènes… Tout le monde le sait, un poste présenté en entretien est toujours alléchant et plus intéressant qu’il ne l’est en réalité. On peut être tenté par la présentation d’un poste alors qu’on n’avait pas vraiment envie de changer… Attention donc, je pense qu’il faut se poser des critères très précis avant même de se rendre en entretien: rémunération minimale, zone géographique, type de poste, responsabilités… tout poste ne correspondant pas à ces critères devra être écarté, pour éviter tout erreur de parcours!

Comme toujours, tout est dans la modération…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 3 avril 2012
A 12 h 57 min
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Faut-il quantifier les RH?

Sujet largement abordé dans la littérature spécialisée, mais que tout RH se pose régulièrement au cours de sa carrière: faut-il quantifier les RH? Ou, plus précisément, faut-il, peut-on et doit-on quantifier la fonction RH?

Évidemment, dans un monde capitaliste, on aime tout quantifier, mesurer, objectiver… J’ai déjà évoqué dans un billet antérieur les rapports de proximité entre les RH et le contrôle de gestion. Il est certain qu’il existe de nombreuses vertus au quantitatif et à la mise en place d’objectifs chiffrés: beaucoup, dont je fais partie, auront l’impression d’avoir une ligne directrice et sauront, grâce à ces indicateurs se diriger plus facilement. Bien sûr, il ne faut pas devenir esclave des chiffres et savoir composer quand cela est nécessaire. D’autres en revanche se rebelleront contre ces diktats et préféreront naviguer en aveugle, à l’instinct, sous prétexte que nous gérons de l’humain… et ces personnes-là n’ont pas tout à fait tort, j’ai pu constater à maintes reprises que certains de ces dissidents réussissaient mieux que les plus dogmatiques en matière de chiffres.

Alors, comment faire la part des choses? Par exemple, côté recrutement, il est important, au début d’un exercice, d’établir une cible pour savoir si on s’oriente vers une baisse, stabilisation ou croissance des effectifs. En revanche, mettre en place des objectifs trop rigides pourrait revenir soit à transiger sur la qualité des recrutements (on recrute à tout prix pour atteindre les objectifs), soit à freiner lorsqu’on pourrait dépasser le chiffre fixé au gré de la rencontre de plus de beaux profils que prévu. Le recrutement est, par nature, difficile à anticiper, et est loin d’être arithmétique! Je me souviens de mon manager qui essayait de m’expliquer: « l’année dernière, nous avons rencontré 1000 candidats pour en recruter 100; cette année, pour en recruter 150, il faudra donc en voir 1500. » Grave erreur, et cela s’est démontré! Le cible de nos candidats (ie des jeunes diplômés issus d’un nombre restreint de grandes écoles partenaires) n’avait pas crû, le notoriété de la société non plus, donc voir 50% de candidats en plus en entretien a signifié voir 50% de candidats moins bons, ce qui n’a pas abouti à 50% de recrutements en plus. Méfiez-vous des chiffres!

D’autres problématiques RH sont plus faciles à objectiver, comme la masse salariale, mais là encore, faisons bien attention: celle-ci est dépendante des recrutements, qui sont donc difficiles à anticiper finement, des augmentations, toujours susceptibles d’être négociées, d’indemnités de départ… Même la discipline la plus comptable de la fonction RH ne peut-être complètement maîtrisée.

Alors, comme toujours, réponse de normand: oui aux chiffres, non à leur dictature. Plus facile à dire qu’à faire dans une grande entreprise. Et, bien sûr, il vaut toujours mieux atteindre ses objectifs, même si la non atteinte de ceux-ci peut s’expliquer par des causes structurelles ou conjoncturelles dont nous ne sommes pas responsables…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 2 avril 2012
A 12 h 00 min
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