Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Les classements d’écoles

J’ai déjà évoqué il y a quelques temps la supercherie des classements d’entreprises. En cette fin juin, il y est temps de parler des classements d’école!

Je suis très sollicitée ces derniers jours par des étudiants qui ne savent quelle école choisir. Les classements se contredisent, tout le monde est dithyrambique sur sa propre école, bref, difficile d’y retrouver ces petits…

Après 7 ans de recrutement, j’ai remarqué quelques grandes tendances:

  1. Tout le monde adore son école et a tendance à la classer au-dessus de son niveau réel. C’est normal, on a peut-être eu du mal à y rentrer, on a l’impression d’être mieux que les voisins…
  2. Les classements changent tout le temps, ça aide à vendre plus de magazines. Il faut donc se méfier et regarder de très très près les critères utilisés. J’avais trouvé un classement de classes préparatoires avec pour critère le nombre de places en internat! Il faut se focaliser sur des critères vraiment objectifs (combien de personnes refusent l’école pour aller dans une autre, le taux de réussite au concours, le taux de placement en entreprise après tant de mois, le taux de publication par professeur, etc.). Tous les critères ne se valent pas bien sûr. Ainsi, si on souhaite absolument faire de l’apprentissage ou partir à l’étranger, il faut bien prendre ces critères en compte.
  3. Les classements ne sont pas tout, loin de là… ce qui compte, c’est ce que les recruteurs on en tête. Je me souviens avoir rencontré une année le directeur de l’UTC qui m’avait annoncé qu’une publication les avait classés première école d’ingénieurs post bac. Il n’empêche, dans ma tête et dans celle de beaucoup, à ce moment-là rien ne valait l’INSA Lyon, et ce n’est pas un classement qui allait changer cela. Pour que les changements s’opèrent, il faut du temps, de la constance dans les classements, et des entretiens concluants: finalement, ce qui convainc le plus les recruteurs, ce sont les candidats… C’est ainsi qu’avec beaucoup de travail, Skema, fusion de l’ESC Lille et du Ceram, a réussi à se faire un nom.
  4. Les recruteurs préfèrent toujours les (bonnes) prépa aux post bacs. C’est la France qui veut ça! On a l’impression que les étudiants ont trimé pendant deux ou trois années et que ça les rend meilleurs. Ce n’est bien sûr qu’en partie vrai, mais à choisir entre deux écoles, une post bas et une post prépa avec classement équivalent, il vaut mieux la post prépa.
  5. Les recruteurs ne sont pas dupes et font la différence entre HEC, MS HEC, MBA HEC, etc. Et ils préfèrent les « vrais », ceux qui ont fait prépa + HEC. Ou les admis sur titre après un bon diplôme.
  6. Si on doit choisir entre des écoles « locales » (de rang 3 ou équivalent), il faut s’intéresser au bassin d’emploi local. C’est le cas par exemple des IAE, qui sont faits justement pour travailler dans les villes avoisinantes.

Ce ne sont que quelques réflexions, pas des vérités générales. Et bon courage à tous!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 28 juin 2012
A 12 h 55 min
Commentaires :1
 
 

Il y a quelque chose de frustrant dans les RH…

… c’est qu’il n’existe pas d’entreprise où nous sommes les stars.

Je m’explique: on travaille dans le marketing, on veut rejoindre une entreprise où la fonction est très exposée et mise en valeur, avec de gros moyens et des budgets à la hauteur? On va dans la grande conso ou dans le luxe. On est informaticien, on veut s’éclater dans son travail? Il existe plein d’entreprises qui peuvent répondre à ce souhait, de Google à Microsoft, en passant par Octo… On est financier? On va dans la banque d’affaires ou l’audit… Mais quand on est RH? On est condamné à rester un métier de support.

Bien sûr, il existe des cabinets de conseil RH, mais seriez capables de me citer ne serait-ce qu’un nom de cabinet RH vraiment reconnu? Tous sont petits, dans des niches. Ou bien, ce sont de spécialités dans des cabinets de conseil généralistes, au sein desquels elles ne sont bien sûr pas mis en avant. On connaît surtout les cabinets de recrutement, mais là je parle de RH au sens large.

Non pas que je veuille être une star, les RH sont une fonction support c’est certain. Mais, contrairement à l’informatique par exemple, il y a de ce fait peu d’émulation. Prenons Google, Microsoft ou Octo: ils organisent des conférences, émettent des publications, lancent sans cesse de nouveaux projets… tous les informaticiens qui le souhaitent s’y retrouvent. Mais les RH? Vous connaissez une entreprise qui les promeut? Qui propose des conférences vraiment pertinentes, des innovations?

Pour les RH, il faut se tourner vers les associations, les réseaux mais qui ont bien souvent des limites, à commencer par des adhésions payantes pour les associations. Il est difficile d’intervenir en tant que RH et d’être visible, de porter sa voix, de réfléchir avec d’autres et de proposer de nouvelles choses. J’adorerais pouvoir le faire, et je pense ne pas être la seule. Et je trouve ça vraiment frustrant.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 juin 2012
A 7 h 44 min
Commentaires :1
 
 

Demander une augmentation quand on est RH

J’aime mon métier, mais comme (presque) tout le monde, j’ai une famille et des crédits, bref je ne travaille pas (que) pour la gloire. Et, de temps en temps, j’aimerais bien être augmentée… comme tout le monde.

Seulement, c’est délicat quand on est RRH! D’abord, parce qu’on n’a pas vraiment de supérieur et donc pas d’entretien annuel. Il n’existe donc pas de temps prévu pour aborder la question. A moins d’en parler au café ou de mettre les pieds dans le plat, le sujet risque d’être évité – contourné – oublié par la direction.

Ensuite, parce qu’on connaît très bien la situation de la société. On sait par exemple si elle est en difficulté, s’il faut faire des économies, etc. On sait que le poste de dépense le plus important, ce sont justement les salaires. Alors, faire peser encore plus ce poste peut faire hésiter.

Enfin, parce qu’on est perfectible et qu’on le sait. Notre métier consiste en partie à évaluer les autres, on a donc plutôt tendance à avoir une bonne vision de notre propre travail. On ne risque pas d’arriver en disant qu’on est formidable, notre fonction nous pousse à être dans la nuance…

Alors, je pense que, pour une fois dans l’année, il faut être égoïste, penser à soi avant l’entreprise et reconnaître que notre travail et notre montée en compétence doivent être valorisés. Il n’y a pas de honte ou d’hésitation, il faut faire le point sur les réussites et les présenter le plus objectivement possible pour obtenir une augmentation. Après tout, le RH est un salarié comme les autres, si les autres ont droit à leur augmentation, pourquoi pas nous?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 26 juin 2012
A 14 h 19 min
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Faire preuve d’imagination

On le sait, on nous le répète, que dis-je on nous le rabâche, les RH sont un centre de coût. Alors bien sûr, trop souvent, on nous demande des les réduire, ces coûts… mais sans impacter la performance évidemment, ce serait trop facile!

Alors, bien souvent, nous autres RH devons nous creuser la cervelle pour faire preuve d’imagination. Comment recruter de nouveaux collaborateurs avec un budget proche de zéro? Et bien on se débrouille! On crée 15 accès différents aux mêmes réseaux sociaux pour éviter de prendre un accès payant, on va mendier auprès des sites d’emploi des journées d’essai gratuites, on s’use la santé à faire des recherches Google… Évidemment, c’est moins efficace qu’un bon vieux budget recrutement.

Comment proposer des formations de qualité sans budget? Là je sèche! On ne peut que faire de la petite semaine sans la moindre qualité, avec des formations faites en soirée pour ne pas impacter le temps de travail par des personnes plus séniors… Et dire que certains appellent ça de la formation, c’est une honte.

Comment faire tourner un service RH sans budget? On réduit le personnel à sa plus simple expression! Et les pauvres RH se retrouvent à tout gérer et doivent faire preuve d’une grande organisation pour ne pas s’y perdre et rester efficace.

Comment créer dans la cohésion dans l’entreprise sans moyen? On envoie des mails marrants, c’est gratuit! On fait une newsletter, mais bon, sous Word, ce ne sera ni très joli ni très pro mais comme ça on n’aura pas à acheter un logiciel de création…

Et comment proposer une politique de rémunération attractive sans budget? En offrant des cafés gratuits???

Vous l’aurez compris, les RH sont un centre de coût, mais un centre de coût incontournable pour la survie et l’avenir d’une entreprise. Arrêtons de sacrifier les budgets RH, cela nuit grandement à leur efficacité.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 21 juin 2012
A 16 h 51 min
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L’employeur a-t-il le droit de fermer pendant l’été?

C’est arrivé à certains d’entre nous: on nous annonce que l’entreprise fermera quelques jours cet été, ou entre Noël et le jour de l’an. Est-ce vraiment légal, et si oui sous quelles conditions?

Oui, c’est légal. L’employeur est en droit d’imposer des jours de congés dès lors que l’annonce est faite suffisamment tôt. La jurisprudence n’est pas plus précise quant aux délais. Quoi qu’il en soit, avant d’imposer une fermeture, l’employeur se doit de consulter les Délégués du Personnel, à défaut les salariés eux-mêmes.

Il est à noter que l’employeur n’a pas le droit d’imposer à un salarié de prendre des congés anticipés. Ainsi, si la fermeture est entérinée et qu’un salarié n’a pas assez de congés à son compteur, il eut demander à poser des congés sans solde.

Cette situation est somme toute courante, il est simplement peu agréable de n’en avoir connaissance qu’au dernier moment. Pensez donc à vous renseigner lors de la signature de votre contrat, cela vous évitera bien des surprises!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 19 juin 2012
A 17 h 56 min
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