Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 
  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2012

Les clauses abusives

Une des spécialités des contrats de travail! Pour se (sur) protéger, les entreprises mettent un place tout un tas de clauses sympathiques dans les contrat de travail: clause de non concurrence, de mobilité géographique, de propriété intellectuelle, etc.

Cependant, la majorité des clauses sont largement abusives! Parfois, les entreprises sont de bonne foi, ces clauses ont été rédigées par des non spécialistes qui croyaient bien faire. D’autres fois, et c’est plus fourbe, les entreprises mettent sciemment en place ces clauses pour faire peur aux salariés qui, dans leur majorité, ne vont pas remettre en question leur contrat. Et ça marche!

Rappelons donc quelques notions élémentaires:

  • les clauses ont été crées pour protéger les entreprises, mais comme on constate un grand nombre d’abus, les tribunaux ont tendance à donner raison très facilement aux salariés si la clause n’est pas parfaite
  • une clause est forcément limitée dans le temps et dans l’espace. Par exemple, l’entreprise ne peut écrire: « le salarié travaillera dans n’importe quel établissement de l’entreprise ». Il faut au minimum préciser la (ou les) région concernée, l’entreprise ne peut pas décider demain de muter tout le monde de la Bretagne à Montpellier si le contrat de travail ne le précise pas! Elle doit être limitée dans le temps, sinon on aurait des « le salarié n’a pas le droit de travailler pour un quelconque concurrent de l’entreprise tout au long de sa vie ». Délirant, bien sûr.
  • si elle est contraignante, elle doit être rémunérée: par exemple, si une clause de non concurrence interdit de travailler chez un concurrent, et qu’en plus une clause de non débauchage interdit de travailler chez un client (dans les cabinets de conseil par exemple), cela restreint grandement le champ des possibles. D’où une somme d’argent allouée si ces clauses empêchent de changer de travail: par exemple, « le salarié touchera … par mois pendant … mois si la clause de non concurrence l’empêche d’être embauché chez un concurrent ».
  • en l’absence de clause, on se réfère à la convention collective, puis au droit du travail si rien n’est précisé.

Chers tous, relisez votre contrat de travail. Bonne nouvelle, si une clause vous semble abusive, elle ne vous contraint en rien. Tant pis pour l’entreprise!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 30 juillet 2012
A 18 h 01 min
Commentaires : 0
 
 
  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2012

Faut-il se battre pour redorer le blason des RH?

Je suis RRH depuis un an, j’ai choisi cette fonction il y a plusieurs années déjà, il s’agit pour moi d’une véritable passion, d’un engagement. J’aime ce métier, j’y crois, je veux le faire bien. Et, quand j’y suis rentrée, je voulais changer son image déplorable.

Or, plus ça va, plus je me demande si j’ai raison de vouloir changer cette image. D’abord, parce qu’effectivement, un certain nombre de RH ternissent la fonction: ils n’ont pas la fibre, ils sont arrivés là par hasard ou ils se sont aigris avec le temps… En tout cas, ils deviennent inhumains, empêtrés dans la paperasse et les process, préoccupés uniquement de rentabilité. Il en existe beaucoup et ce sont ceux-là que le grand public connaît, hélas.

Ensuite, parce que le public n’est pas réceptif. Parce qu’ils ont une mauvaise image de la fonction, une mauvaise expérience ou une complète méconnaissance de notre fonction, beaucoup de personnes sont braquées contre nous et partent du principe que les RH ne servent à rien, sont incompétents et trop chers. A les entendre, il faudrait supprimer la fonction.

Enfin, parce que même lorsqu’on se bat à son échelle, les effets sont minimes et peu visibles. Et même si on fait un travail formidable, quel collaborateur ira faire spontanément la publicité autour de ça? Avez-vous déjà vu quelqu’un s’extasier sur la compétence des RH, même quand elle est exceptionnelle? Non. On râle quand les RH sont nuls, quand ils sont bons tout le monde trouve ça naturel.

Alors, à quoi bon se battre? Et si je restais toute seule dans mon coin à faire mon travail au mieux, un point c’est tout? Et si j’arrêtais d’évangéliser le monde, d’expliquer mon métier, de donner des conseils, de rencontrer des étudiants…?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 juillet 2012
A 14 h 49 min
Commentaires : 2
 
 
  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2012

Remplacer son stagiaire

Plus difficile que de ne recruter un stagiaire: remplacer son stagiaire.
En effet, après quelques mois de présence, on s’habitue à la personne, à sa façon de travailler et, avec un peu de chance, on est bien tombé lors du premier recrutement et donc ça se passe plutôt bien.
Pourtant, un stage c’est court et le stagiaire s’en va… et parfois, il faut le remplacer. Pas forcément tout de suite d’ailleurs, sinon ce serait un emploi déguisé, mais peu importe, il existe désormais un comparatif qui va rendre le recrutement ENCORE plus difficile.
Ainsi, en plus de la pression qu’on ressentait lors du premier recrutement, il va falloir désormais se battre contre la petite voix intérieure qui ne fait que comparer les candidats rencontrés à l’ancien stagiaire… Tiens, il ne sait pas faire ça… Tiens, elle n’est pas intéressée par les mêmes choses… Etc, etc.

Là, je remplace ma stagiaire. Et je galère!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 26 juillet 2012
A 17 h 45 min
Commentaires : 0
 
 
  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2012

Ca m’a bien fait rire tellement c’est vrai…

Une fois n’est pas coutume, je fais un peu de pub pour un blog que est tellement proche de la réalité:

http://maviederh.tumblr.com/

Dans : Humeur
Par AZS
Le 24 juillet 2012
A 17 h 46 min
Commentaires :1
 
 
  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2012

Cas de conscience

Les RH sont un métier à forte connotation juridique, et comme tout métier à forte connotation juridique, parfois on flirte avec l’illégal, ou avec le pas tout à fait légal.

Je m’explique: j’ai déjà parlé des vides juridiques. Mais, bien souvent, un flou juridique suffit. Par exemple, quand on veut licencier quelqu’un, on arrive bien souvent à trouver des motifs qui, pourtant, ne nous dérangent pas tant que ça lorsque cela vient d’autres salariés (utilisation du matériel de l’entreprise pour un usage personnel, départ en congé en ayant oublié de le signaler, etc.).

Et parfois, cela nous crée des cas de conscience: si on vient vous demander de trouver un motif pour licencier quelqu’un, cela peut devenir un vrai cas de conscience! Dois-je le faire? Oui pour garder mon poste, mais par rapport à ma morale, mes convictions? Est-ce que je me sens bien dans mes baskets quand je fais ça? Idem quand si on me demande de fermer les yeux sur certaines choses…

Tous les métiers juridiques sont confrontés à cette question, on part du principe que ce que la loi ne dit pas est licite. Certes, mais la morale personnelle s’en satisfait-elle vraiment?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 23 juillet 2012
A 12 h 31 min
Commentaires : 0
 
12
 
 

projetpro |
lcmt |
pergolamelbourne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | surendettement1rachatcredit
| hotshop0306
| upasc