Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Mon entreprise ne veut pas me laisser partir, comment faire?

Voici une question qu’on me pose (trop) souvent!

Le contexte classique: une personne en a marre de son travail, en trouve un autre, demande à raccourcir son préavis (3 mois, c’est long!), soit par nécessité (la nouvelle société demande une arrivée rapide), soit par confort (plus de motivation pour travailler). Seulement voilà, l’entreprise en question n’est pas du tout partante. Que faire?

Notons d’abord la côté juridique de la question: en théorie, il faut exécuter son préavis, dont la durée varie en fonction du statut du salarié (cadre, ETAM) et de son ancienneté notamment. L’employeur peut en revanche accepter de réduire ce préavis, mais ce n’est pas une obligation. De même, si l’entreprise souhaite réduire le préavis mais pas le salarié, cela ne peut pas être imposé.

Bien sûr, dans certains cas, on n’a pas forcément envie de réduire son préavis, par exemple si cela se passe bien avec l’entreprise que l’on quitte et que la nouvelle ne se fait pas pressante. Mais ce n’est pas la majorité des cas…

Alors, quelles clés possèdent le salarié pour réduire son préavis? Pour certains métiers, c’est assez facile. Par exemple, pour la fonction commerciale: si le commercial rejoint un concurrent, il est évident qu’il serait dangereux pour l’entreprise de laisser son salarié continuer à prospecter… et à glaner des informations qu’il pourra utiliser facilement dans le cadre de sa prochaine expérience. Ainsi, ce type de poste est rarement exposé au problème du préavis: on les en dispense purement et simplement. Mais pour les autres métiers, moins exposés, moins stratégiques… Plusieurs possibilités.

  • le fair play: on peut se dire que l’entreprise nous laissera partir plus facilement si on l’aide. Ainsi, on peut mettre la main à la pâte pour trouver son remplaçant (cooptation de candidats, participation au processus de recrutement, etc.) et faire en sorte d’assurer un passage de relai optimal. Dans ces conditions, l’entreprise serait bien bête de ne pas laisser partir la personne un peu plus tôt…
  • le chantage: je ne suis plus motivé, je n’ai plus envie! Alors soit vous me laissez partir, soit je vous pourris la vie… Pas très correct mais souvent efficace. Attention néanmoins, ce n’est pas parce qu’on est en préavis qu’on est protégé de toutes les sanctions!
  • la négociation: on peut s’engager à fournir un certain résultat dans un temps donné, en échange de quoi on réduit le préavis. Solution intelligente et motivante pour ses dernières semaines de présence!
  • la lâcheté: on ne se présente plus au travail, abandon de poste… Vraiment pas terrible en termes d’image et de réputation, mais arme fatale contre l’employeur qui se ferait insistant voire menaçant. A noter que l’abandon de poste n’expose pas vraiment à des poursuites, vous ne serez pas fiché non plus… mais lors d’une prise de référence par exemple, ça fait mal.

A vous de choisir le modèle qui vous ressemble, même si je conseille un mélange de fair play et de négociation, avec une touche de chantage!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 22 novembre 2012
A 15 h 35 min
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    bla
    bla écrit:

    Ne surtout pas abandonner le poste, ça peut coûter très cher: « Sauf cas de force majeure ou d’accord entre les parties, le salarié démissionnaire qui n’observerait pas le délai-congé devra une indemnité égale au salaire correspondant à la durée du préavis restant à courir.  »
    3 mois, c’est pas si long que ça.

    A noter qu’un salarié démissionnaire a le droit à 2h par jour (ou 1 jour par semaine) pour rechercher un emploi

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