Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Le personal branding, une seconde vie

Avoir de l’ambition pour sa carrière professionnelle ne signifie pas forcément vouloir à tout prix devenir le PDG d’une entreprise du CAC 40. Être ambitieux est noble, je pense. Cela veut dire que l’on souhaite « réussir », au sens de « bien faire », et de « faire toujours mieux ». L’ambition est une valeur que je soutiens si elle prend cette tournure. On peut ainsi être ambitieux en restant dans la même entreprise, voire dans le même poste pendant des années.

Dans notre monde très numérique, être ambitieux rime souvent avec être visible. Visible en interne, au sein de son entreprise, cela a toujours été plus ou moins le cas. Comme je l’ai constaté dans une grosse entreprise française au sein de laquelle j’ai commencé ma carrière, faire bien son travail ne suffit (hélas) pas toujours pour progresser: il faut aussi (et surtout) que cela se sache, il faut être connu pour être reconnu. D’où l’importance du fameux « réseau ». Mais il est également important d’être connu au-delà de son entreprise, et les nouveaux outils d’aujourd’hui rendent cette tâche plus accessible.

Le personal branding, qu’on pourrait traduire par le fait de faire de soi-même une marque, au sens marketing du terme, décrit cette problématique de se faire connaître en dehors de son entreprise. Il s’agit d’exister par soi-même, de ne plus être le DRH de l’entreprise Alpha (je prends l’exemple des RH que je connais bien, mais cela marche pour tous les métiers), mais Untel, spécialiste de la question lambda, et qui, accessoirement, est aussi le DRH de l’entreprise Alpha, quelle chance ils ont de l’avoir! Se faire connaître pour son expertise, sa connaissance d’un sujet en particulier, est un véritable atout. Bien sûr, c’est déjà très bon pour l’égo, notre nom est connu, nous apparaissons sur 200 lignes de résultats sur Google. Mais surtout nous sommes reconnus: on fait appel à nous pour une conférence sur un sujet précis, des écoles ou universités nous contactent pour intervenir dans le cadre de cours ou de jurys (de soutenance, d’admission…), bref nous nous faisons un nom. Et c’est aussi excellent pour notre carrière: des chasseurs de tête, des entreprises, des personnes côtoyées à gauche et à droite sont intéressées par notre expertise et de nouvelles portes s’ouvrent devant nous. Notre entreprise, qui bénéficie de notre propre rayonnement, fait plus d’effort pour que nous souhaitions y rester… En un mot, le personal branding dope une carrière.

Mais comment mettre en place ce fameux personal branding? Il faut, d’abord, choisir un créneau, plus ou moins consciemment. On ne peut pas être spécialiste de tout: on peut devenir expert de tel ou tel sujet (comme la place des réseaux sociaux dans les RH), ou organiser un événement emblématique (les Apéros RH par exemple), ou mettre en place un blog à succès (c’est là que je fais un petit clin d’œil à l’inévitable Ma Vie de RH qu’il vous faut connaître!), que sais-je, il existe de nombreuses possibilités, multipliées par le numérique. Il faut ensuite ne pas hésiter à communiquer: mailings, blog, Twitter, réseaux sociaux professionnels, présence aux grands événements de la communauté, participation à des conférences… les canaux sont multiples.

Si le personal branding devient une condition sine qua non à une carrière dynamique, il est en revanche extrêmement chronophage, et c’est une véritable seconde vie à mener – ou tout du moins, une seconde vie professionnelle. Beaucoup s’en passeront et mèneront leur carrière sans y avoir recours, mais ceux qui souhaitent être sous le feu des projecteurs et faire avancer les débats de leur métier s’investiront dans le personal branding.

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 18 novembre 2013
A 9 h 39 min
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