Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Mon monde du travail idéal

Bien souvent, je me prends à rêver d’un monde du travail différent. Bien sûr, le monde du travail à la française n’est pas des pires, et il faut souligner combien nous sommes chanceux d’être représentés par des IRP (Instance Représentative du Personnel), protégés par le Code du travail et les Conventions collectives, accompagnés par moult administrations, soutenus par la sécurité sociale et les régimes de retraire… etc., etc..

Ceci étant dit, je ne peux m’empêcher de penser que tout ce qui a été créé pour protéger le salarié peut, dans certains cas, le desservir. Dans les faits, toute cette artillerie est nécessaire, entre autres, pour les ouvriers, les employés peu qualifiés et les séniors dont les entreprises peu scrupuleuses rêvent de se débarrasse. Mais pour les autres, les cadres supérieurs, les travailleurs des secteurs qui ne connaissent pas les crises, les entrepreneurs également, pour tous ceux-là, cette armada est un frein, tant pour la création et le développement d’une société que pour la gestion optimale d’une carrière.

Prenons quelques exemples. Un jeune entrepreneur qui lancé sa société a envie de s’investir à fond, tout comme, en général, les premiers collaborateurs qui le rejoignent. Ils sont prêts à d’énormes sacrifices en ce qui concerne le temps de travail et les congés, et ce bien volontairement et avec enthousiasme. Or, stricto sensus, le code du travail ne permet pas la souplesse dont ces structures auraient besoin.

De jeunes parents pourraient vouloir réduire leur présence au travail en adoptant un temps partiel par exemple, sans que cela impacte fortement leur vie professionnelle. En somme, travailler moins maintenant mais travailler davantage plus tard, quand les enfants auront grandi – et somme toute, les enfants ne restent petits que peu de temps. Là, ce sont les entreprises qui ont des réticences, car un temps partiel signifie une nouvelle répartition des tâches, peut-être des recrutements à effectuer, qui engendrent des coûts qui peuvent être exorbitants, surtout pour de petites entreprises.

Un senior peut souhaiter continuer à travailler, mais moins peut-être. Beaucoup refusent l’idée d’un départ à la retraite, qu’ils considèrent comme une petite mort. Mais il est parfois inconcevable, même pour les plus grandes entreprises, de mettre en place des sortes de temps partiels qui permettent aux plus seniors de continuer à travailler, de faire profiter l’entreprise de leur expérience, sans pour autant travailler autant que précédemment. Là encore, le coût peut paraître trop important. En outre, les caisses de retraire n’aiment pas trop cela.

Dans mon monde idéal, le marché du travail serait bien plus souple. On pourrait travailler moins à certaines périodes clés de son existence, et travailler plus à d’autres moments, sans que cela soit préjudiciables, tant en termes de carrière qu’en ce qui concerne les coûts d’une telle souplesse pour l’entreprise. Les salariés devraient avoir vraiment le choix, pas uniquement sur le papier, mais dans les faits: les mentalités doivent évoluer pour que le travailleur acharné, tout comme celui qui souhaite lever un peu le pied, puissent trouver leur place et la rémunération qu’ils méritent, dans le respect de la vie privée de chacun et sans tomber dans les travers habituels du: « celui qui travaille le plus est le plus méritant ». Aujourd’hui, ce choix n’existe pas vraiment, trop de barrières (légales, sociales, psychologiques) empêchent ceux qui le souhaitent de sortir des sentiers battus. Pourtant, cela ne peut qu’avoir des répercussions positives pour le monde du travail, doper l’économie et réconcilier les salariés avec leurs entreprises.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 2 décembre 2013
A 10 h 40 min
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