Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 
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Préavis & arrêt maladie

Que se passe-t-il concrètement lorsqu’un salarié en préavis (de démission, licenciement, rupture de période d’essai) se retrouve en arrêt maladie?

Deux cas de figure:

  • s’il s’agit d’une arrêt maladie « classique »: il n’y a aucune incidence sur le préavis. La date de fin de préavis reste la même et le salarié continue à percevoir les indemnités de la sécurité sociale et, éventuellement, son maintien de salaire (en fonction de la convention collective et des accords de l’entreprise)

 

  • s’il s’agit d’un arrêt suite à un accident de travail ou à une maladie professionnelle: le contrat de travail est suspendu et le préavis est décalé d’autant.

A noter qu’il est également tout à fait possible de démissionner pendant son arrêt maladie (et, a fortiori, pendant son congé maternité qui est assimilé à un arrêt maladie), la période qui reste à accomplir en arrêt compte dans le préavis.

 

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH,Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 29 janvier 2014
A 12 h 24 min
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Le jour où j’ai décidé de dompter mes « to do lists »

On a pu dire de moi que j’étais psychorigide, et ce n’est pas complètement faux. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours fait des listes, des « to do lists » en moderne dans le texte. Je me souviens par exemple qu’enfant, je faisais la liste de ce que je devais faire à mon retour de vacances par exemple, et je ne devais pas avoir plus de douze ans… Lorsque j’ai commencé dans le monde professionnel, et en particulier lors de mon premier stage, mon réflexe fut de faire des listes. Avec, bien sûr, l’immense satisfaction de rayer un tâche accomplie.

Au début, il s’agissait de listes plutôt courtes et très opérationnelles, en rapport avec le contenu de mon stage: compléter tel dossier, accomplir telle démarche administrative, etc. Lors de ma seconde expérience, alors que j’ai obtenu plus de responsabilités, mes listes ont commencé à se rallonger et j’ai donc été amenée à mettre en place un système de priorisation: les tâches 1 étant les plus urgentes, les 3 devenant franchement accessoires, et même un système de point rouge pour signifier que j’étais en attente de quelque chose pour poursuivre (attente d’une réponse, d’une date, etc.). C’est à ce moment que j’ai également parfait ma gestion de ma boîte e mail, devenue elle aussi une sorte de liste: ne restent dans la boîte de réception que les e mails qu’il me faut encore traiter, les autres étant religieusement classées dans des dossiers. J’avais donc deux listes à gérer: la to do list, et la boîte e mail.

Cela marchait relativement bien , bien que cela laissât mon manager plutôt perplexe. « Tu fais des listes pour ne rien oublier, c’est ça? » Il est vrai que lui ne faisait jamais de liste et n’oubliait rien d’essentiel. En revanche, l’accessoire n’était jamais traité. Quoi qu’il en soit, j’étais admirative de sa façon de travailler sans liste, ce que j’étais rapidement devenue incapable de faire, et je me souviens lui avoir répondu: « Non, je fais des listes pour prioriser… ». Ce qui n’était qu’en partie vrai, mais m’a permis de garder légitimité et contenance… et m’a amené à remettre en question ces listes, du moins intellectuellement. Et je les ai gardées, ne sachant comment faire sans elles.

Mon poste suivant étant très opérationnel, les tâches étant assez répétitives et récurrentes, je n’utilisais les listes que pour les dossiers exceptionnels ou accessoires. C’est ainsi qu’un phénomène déjà présent est venu s’accentuer…

En effet, mon système de priorisation par numéro avait pour effet positif de m’aider à appréhender plus vite les urgences, elles étaient très visuelles. Mais le problème venait des numéro 3: en fin de compte, je ne les traitais pour ainsi dire jamais. Le quotidien apportait son lot de nouvelles urgences, les tâches numéro 1 s’accumulaient au fil de la journée, mon objectif était de toutes les accomplir avant la fin de la journée, ce qui était, d’ailleurs, quasiment toujours le cas… Les tâches numéro 2 pouvaient être abordées, mais uniquement en cas de baisse de charge. Les numéros 3 étaient donc sans cesse remises aux calendes grecques… ou plutôt remises jusqu’à la réaction d’un manager qui pouvait décidait qu’une tâche autrefois annexe pouvait devenir une priorité. Ou alors ces tâches mourraient d’elles-mêmes, jamais traitées.

Quand je suis revenue de mon congé maternité sur mon poste actuel, en dépit de mon remplacement plutôt bien exécuté, un certain nombre de tâches s’étaient accumulées, de toute sorte. La liste me paraissait interminable… Car j’ai évidemment commencé à établir une (longue) liste de ce que j’avais à faire. Il m’a fallu trois mois pour en venir à bout, trois mois qui m’ont définitivement immunisée contre les listes trop longues. J’en ai tiré plusieurs leçons.

La première, c’est que j’avais tendance à devenir esclave des fameuses listes. En gros, une fois les tâches numéro 1 rayées de ma liste, je ressentais une sorte de satisfaction face à la tâche accomplie, et mon réflexe était de lever le pied, faire une pause, en me disant que le reste pouvait attendre… Mon organisation n’était pas la bonne, rayer les différents items d’une liste n’est pas un métier en soi, mon activité se doit de prendre un autre sens, plus global, moins opérationnel.

La seconde leçon fut que la procrastination tue. En effet, lorsqu’une nouvelle tâche venait se greffer, je commençais à me demander s’il s’agissait d’une tâche 1, 2 ou 3, et en fonction je la traitais immédiatement (1) ou la remettais à plus tard (2 ou 3). Or, c’est ce comportement qui est à l’origine de l’allongement sans fin des listes. J’ai décidé de ne plus procrastiner: lorsqu’une tâche apparaît, même si elle n’est pas urgente, je la traite immédiatement, ou du moins dans les heures qui suivent, ou la confie tout de suite à la bonne personne. Elle ne deviendra donc jamais un boulet qu’on traîne de liste en liste (car une des satisfactions des fanatiques de listes est de les réécrire régulièrement pour les remettre au propre, débarrassées de leurs lignes raturées). Traiter immédiatement toutes les tâches que l’on peut permet de redonner de la richesse à son activité, car ces fameuses tâches sont vite écartées, elles n’apparaissent plus sur les fameuses listes et ne sont donc plus considérées comme étant la substance même de notre fonction. Enfin, la fin de la procrastination est aussi le début d’un sentiment de liberté, en tout cas la fin d’une certaine culpabilité lorsqu’on souhaite partir plus tôt de son travail ou prendre une pause alors que les listes sont encore bien longues.

La troisième leçon fut que tout n’avait pas sa place sur les listes. J’avais créé à un moment une liste des tâches récurrentes à effectuer chaque jour… là, c’était l’overdose de listes. Ces tâches là, on les connaît bien, inutile de les noter noir sur blanc pour se les rappeler! Il ne faut noter sur ces listes que ce qui risque d’être oublié, et donc l’exceptionnel, le nouveau, et ce qui est absolument urgent pour se les rappeler et les exécuter au plus vite.

Enfin, la dernière leçon (et non la moindre) est qu’il est important d’avoir deux listes: une liste opérationnelle qui nous guide sur les tâches quotidiennes et qui, grâce à la discipline précédemment décrite, ne comporte que quelques items; et une autre qui concerne des projets de réflexion, long terme. Cette seconde liste, je prends bien le temps de la relire chaque jour; à chaque fois qu’un semblant d’idée émerge, je la note sur cette liste. Ce sont les projets d’évolution, les nouvelles pistes à creuser… en bref, les sujets les plus excitants. Lire ces sujets chaque jour permet d’approfondir la réflexion et, souvent, de faire changer un point de liste pour le faire passer sur la liste opérationnelle. Et un des objectifs est donc de traiter rapidement la liste opérationnelle pour prendre le temps de se pencher sur l’autre liste, qui, elle, donne tout son sens à ma fonction…

Je vois bien qu’autour de moi, rares sont les personnes qui travaillent avec des listes. Peut-être n’est-ce dû qu’à ma personnalité. Peut-être est-ce dû à la fonction. Peut-être est-ce le résultat d’une névrose qui mériterait une analyse… Quoi qu’il en soit, j’ai appris à mieux vivre avec mes différentes listes et à en faire non plus des contraintes mais de véritables alliées pour enrichir mon travail au quotidien. Et je me suis débarrassée de quelques listes… je n’en ai d’ailleurs aucune à propos de ce blog!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 22 janvier 2014
A 15 h 50 min
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Chercher du travail en 2014, le parcours du combattant

J’ai beau aimer mon travail et y être attachée, pour plusieurs raisons que je ne détaillerai pas, je me suis mise en recherche d’un nouveau poste.

On a coutume de dire que chercher du travail, c’est un travail en soi. Ce qui est sûr, c’est que c’est extrêmement chronophage. Lorsque les nouvelles technologies se sont développées, tout le monde saluait le gain de temps dans les recherches d’emploi. Il est vrai qu’avant, il fallait traquer les offres (à l’ANPE, dans les journaux et les magazines divers), rédiger sa lettre de motivation à la main, envoyer les candidatures par courrier, attendre frénétiquement le soir chez soi un appel sur sa ligne fixe ou un courrier demandant un appel de notre part, etc. Bref, il n’était pas très motivant de chercher du travail, on le faisait donc peu. L’arrivée d’internet, des téléphones portables, des réseaux sociaux a complètement modifié cette démarche et l’a rendue plus courante, banalisée.

Cependant, il y a un revers à la médaille: la recherche d’emploi est devenue très éparpillée. Il faut penser:

  • aux CVthèques classiques: mettre son CV sur le site de l’Apec pour les cadres, de Monster, Cadremploi, etc., des sites spécifiques également selon son métier (Les Jeudis pour l’informatique par exemple)
  • créer des alertes pour recevoir automatiques les offres de ces sites, quand cela est possible
  • avoir mis son profil à jour sur les réseaux sociaux professionnels, comme Viadeo et LinkedIn
  • avoir un CV en ligne très fourni, comme sur Doyoubuzz
  • utiliser les plateformes des Alumni de son école ou de son université si c’est possible
  • envoyer son CV aux cabinets de recrutement et aux chasseurs de tête
  • contacter les personnes de son réseau (de Viadeo et LinkedIn, de son école, etc.)
  • visiter les sites des grandes entreprises qui bien souvent omettent de diffuser plus loin leurs annonces…

Ce qui signifie: remplir cent fois les mêmes formulaires, effectuer cent fois les mêmes démarches, changer dix fois le format de son CV pour qu’il corresponde aux attentes de chacun, rédiger des dizaines de lettre de motivation plus ou moins inspirées…

Et le tout, et c’est le pire, pour ne recevoir que très peu de réponses, car l’informatisation a aussi permis d’inventer le fameux mail: « si vous n’avez pas de nouvelle de notre part sous trois semaines… ».

Fastidieux!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous,Humeur
Par AZS
Le 20 janvier 2014
A 15 h 50 min
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Encore un arrêt maladie???

La question qui fâche et à laquelle, malheureusement, tout RH se retrouve un jour ou l’autre confronté: un salarié nous informe de son arrêt maladie, et nous autres (managers, n+…, RH) pensons qu’il s’agit d’un arrêt de complaisance.

Replaçons les choses dans leur contexte: un arrêt maladie pose des problèmes opérationnels évidents. La personne ne peut effectuer ses tâches, elles sont peut-être redistribuées entre les autres collaborateurs, et si le salarié concerné est le seule détenteur d’une expertise, c’est toute la machine qui s’enraye… Mais un arrêt maladie coûte aussi de l’argent: à l’entreprise d’abord, qui a peut-être des jours de carence* à prendre en charge à 100% et est peut-être tenue de maintenir le salaire du collaborateur pendant tout son arrêt maladie en complément des indemnités de la Sécurité Sociale. Un arrêt maladie coût aussi cher à la Sécurité Sociale donc, qui verse les fameuses IJSS (Indemnités Journalières de la Sécurité Sociaule) pendant l’arrêt. Et donc, l’arrêt maladie coûte chère à presque tout le monde, sauf au médecin qui la prescrit, si toutefois il existe vraiment.

Que faire alors si on a un vrai doute? Si l’entreprise verse de l’argent au salarié pendant cet arrêt (par exemple s’il y a des jours de carence, ou s’il y a complément de salaire versé), l’employeur peut, dès le premier jour de l’arrêt maladie, envoyer un médecin vérifier la nécessité du dit arrêt. N’importe quel médecin peut être désigné, mais certains en ont fait leur « fonds de commerce ». Les honoraires du dit médecin sont à la charge de l’employeur. Si le médecin constate que l’arrêt est abusif, ou si le salarié ne se trouve pas chez lui aux heures obligatoires de présence, le médecin en informe l’employeur, qui peut suspendre immédiatement les paiements au salariés, ainsi que la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) par courrier sous 48h. La CPAM décide de la marche à suivre: soit elle ne réagit pas et continue à verser les indemnités, soit elle dépêche son médecin conseil auprès du salarié pour prendre acte de l’arrêt abusif et suspendre également ses versements. En un mot, chacun est responsable de ce qu’il paie.

A noter que l’employeur peut prendre ces mesures quand il le souhaite, même s’il s’agit d’un premier arrêt maladie. A noter également que la traque aux faux arrêts maladie et aux médecins complaisants se fait de plus en plus âpre.

* les jours de carence sont les premiers jours d’arrêt maladie non pris en charge par la Sécurité Sociale. Certaines Conventions Collectives imposent aux entreprises de verser les salaries pendant ces jours de carence.

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH
Par AZS
Le 16 janvier 2014
A 10 h 28 min
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Quelles sont les obligations légales des entreprises en fonction de leur nombre de salariés?

Plus une entreprise grossit, plus elle doit se conformer à un grand nombre de règles légales: déclarations, cotisations, IRP…

Afin de ne rien oublier, je vous propose de vous référer à ce document qui me semble complet:

http://jeromemaheconseil.com/local/news/21/document/832a31f27f221a2dd78a8cc679546f54.pdf

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH
Par AZS
Le 10 janvier 2014
A 10 h 20 min
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