Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Quand la quantité prime sur la qualité…

C’est terrible de ne pas être pris au sérieux.

Récemment, mes patrons m’ont fait remarquer que, côté recrutement, c’était un peu plat – ce que je reconnais tout à fait. Peu ou pas de candidat. Bien sûr, je sais l’expliquer: la période de l’année qui n’est pas très propice, les incertitudes contextuelles actuelles qui rendent les candidats plus frileux, le manque de moyens de sourcing… Bref, pour moi, la situation s’explique facilement et n’est que temporaire.

Mais que faire face à des patrons qui ne pensent qu’aux résultats? Incapables ou non désireux de comprendre la situation, ils choisissent de me mettre la pression. De faire du recrutement ma seule priorité (du moins dans leur discours, puisque bien évidemment dans les cinq minutes qui ont suivi, je recevais plusieurs demandes concernant la paie, le suivi de carrière et la formation!). En un mot: il faut mettre les moyens.

Je trouve cela affligeant. Je croyais que c’était moi la spécialiste RH de la société! Qui d’autre que moi est bien placé pour comprendre la situation, ses enjeux et ses contraintes? Et, comme je ne suis pas une riche héritière et que je ne peux pas prendre le risque de perdre mon travail pour une question de principe, me voilà obligée de me consacrer (temporairement je l’espère) au recrutement. Alors que j’ai tout fait pour quitter cette branche. Entendons-nous bien, le recrutement m’intéresse, mais pas quand il représente 80% de mon temps. Pas quand il s’agit surtout de faire du sourcing bête et méchant. Je suis devenue RRH pour faire autre chose.

Quoi qu’il en soit, ils l’ont voulu… Trois semaines plus tard, on croule sous les candidats et les entretiens. Vive la quantité! La hiérarchie est rassurée et sereine… pas moi. Quand je regarde objectivement la liste des candidats, je ne peux que constater qu’en gardant ma sélectivité d’autrefois, nous n’en aurions qu’un petit tiers. Je sais donc d’avance que cela ne va rien donner, que j’ai perdu du temps à trouver ces candidats, que nous allons en perdre également à les voir en entretien et à leur émettre une réponse négative, alors qu’en toute objectivité je sais qu’il y a 95% de chance que cela ne passe pas… Un bon recruteur le sait en analysant correctement un CV et en faisant une bonne pré qualification téléphonique. Sans vouloir me vanter, je fais partie de ces recruteurs, j’ai suffisamment d’expérience dans le métier et une très bonne compréhension de la population que nous recrutons. Mais j’ai dû céder…

C’est le côté obscur de mon travail, celui que je n’aime vraiment pas. Pourvu que les faits convainquent ma hiérarchie de me faire confiance à l’avenir, sinon je risque de bien moins apprécier mon boulot…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 19 décembre 2012
A 10 h 46 min
Commentaires :1
 
 

Ca ne se fait pas!!!

Petit coup de gueule. Parce que ça ne se fait pas.

Un des stagiaires que j’avais recruté et qui devait commencer dans tout juste un mois m’informe par mail que finalement il ne viendra pas.

Ça ne se fait pas. D’abord, parce que le délai est court: un mois pour trouver quelqu’un d’autre, catastrophe! Faisable, bien sûr, mais on s’assoit sur la qualité du recrutement, on va juste garder en tête l’objectif d’avoir un stagiaire!

Ensuite, parce qu’il ne faut pas chercher un stage quand on en a déjà un… ou alors, on est transparent. J’aurais préféré mille fois qu’il me dise qu’il n’était pas sûr et qu’il continuait à chercher. Pourquoi? Parce que, moi aussi, j’aurais continué à chercher. J’aurais alors quelques CV de qualité sous la main et je pourrais appeler ces personnes, en espérant qu’elles n’aient pas encore trouvé de stage. Mais là, je n’ai rien, je dois relancer la machine sourcing, et c’est à la fois long, compliqué et fastidieux.

Enfin, parce que ce genre de nouvelle s’annonce par téléphone, pas par mail. Je sais que ça met mal à l’aise, mais le mail reste assez lâche…

Bref, ça ne se fait pas.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 6 décembre 2012
A 13 h 53 min
Commentaires : 6
 
 

Aujourd’hui, j’expérimente le télétravail

Les grands principes, c’est bien beau. Mais parfois, il faut les appliquer: aujourd’hui, j’expérimente le télétravail. Carnet de bord de cette première journée, appelée, je l’espère à se répéter!

9h: Mon employeur m’a fourni un beau PC portable destiné à rester chez moi pour cet usage. Quel bonheur de ne pas perdre une heure dans les transports!

9h05: les premiers bugs apparaissent. Patience, c’est le temps de paramétrer tout ça… Je suis bien connectée à mon wifi, ma boîte mail fonctionne mais je n’arrive pas à récupérer mes mails… En effet, impossible de me connecter au réseau de mon entreprise. Un petit tour sur Google Talk pour appeler mes collègues à l’aide! Mais ça ne m’empêchera pas de commencer à faire ce qui peut se faire sans accès à ma boîte mail, par exemple animer les réseaux sociaux et faire du sourcing pour le recrutement.

10h11: entre deux réseaux sociaux, j’ai pu décoincer mon accès réseau. J’ai presque l’impression d’être au bureau, la fatigue du trajet et les collègues en moins. Allez, je m’y remets!

10h38: le portable a déjà sonné une fois, et un entretien de recrutement fixé! Aucune différence avec le bureau, jusque là tout peut se faire à distance.

11h09: c’est vrai que les discussions avec les collègues manquent un peu… je pense être beaucoup plus efficace et concentrée.

14h02: j’ai mangé… devant mon PC. Exit la socialisation du déjeuner entre collègue, bonjour l’appel de la cuisine et du grignotage! D’un autre côté, cela permet de ne pas sortir de chez soi, ce qui est appréciable en période hivernale.

15h12: je n’y avais pas pensé, mais le téléphone sonne beaucoup… pas celui du travail mais celui de la maison! Prospections en tout genre ponctuent ma journée. A noter: ne pas répondre, je suis au travail, pas à la maison…

16h34: l’heure de la pause et d’un premier bilan. Les sujets avancent bien mais je me sens un peu seule. Il me manque certains documents (papier) pour avancer mais rien de dramatique. Cela dit, je ne pourrais pas le faire tous les jours et il faut bien anticiper les sujets sur lesquels on veut travailler pour s’assurer d’avoir toute la matière sous la main!

18h15: l’heure d’aller chercher les enfants… Aucun stress lié à un possible problème de transport, un gain de temps énorme!

 

Pas de surprise pour cette première journée de télétravail. Les plus:

  • confort matériel & psychologique (pas de transport, moins de stress)
  • moins de sources de déconcentration: pas de collègues, moins de pause…
  • l’impression d’être au travail grâce aux moyens modernes (Smartphone, PC portable, accès au réseau d’entreprise, etc.)

Mais, bien sûr, les moins:

  • l’impression d’être bien seule par moment, et l’appel du frigo, de la télé, du téléphone… il faut résister!
  • certains sujets qui ne peuvent être traités à distance et qui s’accumulent sur une bien longue liste
  • et bien sûr, les commentaires que mon absence ont dû susciter au travail, car avouons-le, le télétravail n’est pas toujours bien vu…

En bref, rien de dissuasif! Je le referai, un à deux jours par semaine. Mais pas plus, pour garder un pied dans l’entreprise et en raison de mon activité qui nécessite une forte présence auprès des salariés notamment.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 novembre 2012
A 18 h 15 min
Commentaires :1
 
 

Qu’il est difficile de créer émulation et cohésion…

Lorsque les salariés d’une même entreprise sont éclatés entre plusieurs sites physiques ou travaillent chez des clients (dans le cas de la délégation de personnel, du conseil, etc.) et que la culture d’entreprise n’est pas très forte (par exemple, dans mon cas, en raison de la jeunesse de la structure)… qu’il est difficile de créer de l’émulation et de la cohésion!

En effet, les salariés ne se connaissent pas ou peu. Ils sont pris par leur activité quotidienne et n’ont aucune envie bien souvent, après leur journée de travail, de revenir au siège pour partager un moment avec d’autres collègues.

Pourtant, ce n’est pas un manque de bonne volonté: quand on arrive à les réunir, ces mêmes salariés font preuve d’enthousiasme, d’initiatives… qui bien souvent tombent à l’eau aussitôt l’événement terminé.

Alors, comment créer cette cohésion si importante en entreprise? Qui rend le travail plus facile et plus agréable… et fait considérablement baisser le turnover tout en attirant de nouveaux collaborateurs? Des outils de communication interne existent, bien sûr. J’ai ainsi mis en place un réseau social interne, une newsletter trimestrielle et des soirées festives tous les 3-4 mois. Mais cela est insuffisant: on constate que tous ne fréquentent pas le réseau social, certains ne viennent jamais aux événements, etc.

Je pense qu’il est important de s’appuyer sur les salariés eux-mêmes, en détectant qui sont les plus à même de créer de l’émulation, de fédérer autour de projets – qu’ils soient professionnels ou non d’ailleurs. En effet, si rien ne vient des salariés, s’ils restent en position attentiste, le résultat ne sera pas satisfaisant. Mais que ce travail est long fastidieux! Qu’il demande de nombreuses relances, une grande présence sur le terrain, de répéter sans cesse les mêmes messages… et d’espérer que certains salariés se les approprieront et nous accompagnerons dans notre combat!

C’est certainement le plus grand défi RH de ma société, et également, en même temps, ce qu’il y a de plus frustrant (quand on voit que certaines initiatives ne prennent pas…) et de plus gratifiant (quand au contraire on arrive à insuffler une dynamique). Je suis preneuse de conseils!

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH,Humeur
Par AZS
Le 21 novembre 2012
A 14 h 33 min
Commentaires : 0
 
 

Incohérence

Je me félicitais l’autre jour de voir les administrations se mettre au numérique. En effet, je devais envoyer une demande de prise en charge pour la formation d’une de mes salariées à mon OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé)…

Bref, je remplis mon dossier en ligne, sur le site de l’OPCA. Simple! Rapide! On peut même joindre des documents (je m’attendais à ce qu’ils me demandent de les envoyer par courrier…). La modernité débarque dans les administrations!

Et puis j’ai attendu… une semaine… deux semaines… trois semaines… Bon, je ne suis pas trop naïve et je ne m’attendais pas à ce qu’internet rende les employés plus rapides. Mais ce matin, le coup de grâce: je reçois un courrier PAPIER. Ils me confirment avoir reçu ma demande (ouf! un être humain gère donc les dossiers internet, ils ne sont pas perdus…). Mais il manque une pièce (ne pouvaient-ils pas m’en informer par mail ou, au pire, sur leur plateforme?). Et je dois la leur envoyer dans les 8 jours calendaires (en gras et souligné, s’il vous plaît) avec une copie du courrier; faute de quoi le dossier sera clôturé. Fin de la gestion informatique.

Je ne comprends vraiment pas pourquoi une partie est informatisée et l’autre non. J’imagine alors qu’ils ont imprimé l’ensemble du dossier, et peut-être même en plusieurs exemplaires!!! Mais à quoi ça sert??? Les OPCA ont vraiment du mal à sortir de la préhistoire.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 16 novembre 2012
A 13 h 57 min
Commentaires : 0
 
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