Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

La délicate question du handicap pour les entreprises de plus de 20 salariés

La loi est claire: lorsque votre entreprise dépasse la barre des 20 salariés, elle est tenue d’employer des personnes handicapées, à hauteur d’au minimum 6% des effectifs (les personnes handicapés représentent en effet 6% de la population française).

 

L’entreprise paralysée face au handicap

Que voilà une question bien angoissante pour beaucoup d’entreprises et de DRH… En effet, il est question d’argent, le nerf de la guerre: les entreprises qui n’atteignent pas ce seuil des 6% sont tenues de payer une « contribution », une somme d’argent reversée à des organismes qui œuvrent pour améliorer l’insertion des handicapés sur le marché de l’emploi. Cette « contribution » a bien sûr des allures d’amende, d’autant plus qu’elle est triplée si l’entreprise ne fait aucun effort pour valoriser le travail des personnes handicapées.

Seulement voilà, toutes les entreprises vous le diront, et notamment celles dont les collaborateurs sont majoritairement des cadres issus de formations type bac + 5, recruter des personnes handicapées relèvent du défi, voire de l’utopie.

 

Les vraies problématiques du handicap

Si aujourd’hui la part de personnes handicapées qui travaille est très/trop faible, il ne faut pas blâmer les entreprises, ou du moins pas seulement.

Tout d’abord, rappelons que nous parlons de tout type de handicap. Évidemment, quant on évoque le handicap, la majorité d’entre nous pense immédiatement fauteuil roulant, et, en faisant un effort, cécité ou surdité. Mais les formes de handicaps sont multiples, elles peuvent aller de la maladie qui diminue fortement une personne au handicap mental. Et là, beaucoup se diront: comment intégrer dans mon entreprise une personnes handicapée mentale? C’est bien évidemment compliqué, on ne peut pas proposer n’importe quel type de poste, et les petites entreprises n’ont pas forcément des tâches adaptées à ce type de handicap.

Deuxième problème, les études. De mes 5 ou 6 années passées dans le supérieur plutôt haut de gamme français, je peux témoigner n’avoir côtoyé que 2 personnes handicapées. C’est peu, surtout dans la mesure où j’ai pu croiser au bas mot 2000 étudiants… Soit un taux de 0,1%, quasiment nul. Quid donc de l’intégration des handicapés dans les études supérieures? Ce devrait être en tout premier lieu sur cette question que le législateur devrait se pencher.

Vient ensuite la question des contraintes « logistiques » liées au handicap: avoir des locaux adaptés pour un handicapé moteur par exemple, avoir accès à un médecin ou un infirmier dans certains cas… les petites entreprises ne peuvent faire face à ces obstacles. De même pour les sociétés qui délèguent leur personnel, comme les sociétés de conseil ou de service, qui ne peuvent garantir de bonnes conditions de travail chez l’ensemble de leurs clients. Certains métiers sont donc encore plus difficiles à proposer à des personnes handicapées.

Enfin, la question de la reconnaissance du handicap. Techniquement, c’est assez facile: une personne qui souhaite obtenir le statut de travailleurs handicapé (anciennement Cotorep) doit déposer un dossier à l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées) qui va statuer après un entretien avec la personne concernée. Mais tous les travailleurs pouvant y prétendre souhaitent-ils vraiment obtenir ce statut de travailleur handicapé? Beaucoup ne le trouve pas nécessaire et n’y voient donc pas d’intérêt, d’autres ont peur d’être soit stigmatisés, soit favorisés, et quoi qu’il arrive, de ne plus être jugés sur la seule base de leur performance. Certaines entreprises en sont même arrivées à se méfier des personnes d’un certain niveau d’études ou évoluant sur certains métiers qui affichent leur statut de travailleur handicapé: pourquoi le font-elles? L’utilisent-elles comme un avantage pour contre balancer une sous performance?

Pourtant, le statut de travailleur handicapé permet surtout de garantir à la personne concernée un aménagement de ses conditions de travail. Il est aussi prévu de lui dégager le temps nécessaire pour ses démarches administratives. Bref, cela partait d’un bon sentiment…

 

Les solutions proposées

Heureusement, le législateur a pensé à des ersatz. Ainsi, il est possible de trouver d’autres solutions pour palier le manque de personnel handicapé au sein d’une entreprise:

  • accueillir des stagiaires handicapés
  • faire appel à des prestataires du milieu protégé: le milieu protégé regroupe les ESAT (Établissements de Service et d’Aide par le Travail, anciennement CAT) et les Entreprises Adaptées, deux types de structure qui emploient des travailleurs handicapés. Sous-traiter certaines tâches à ces entreprises permet de réduire sa contribution, voire de la compenser. Un calcul complexe sur la base d’ »Unités Bénéficiaires » a été mis en place, je vous laisse fouiller pour en savoir plus si ça vous intéresse.
  • mettre en place un accord avec les partenaires sociaux qui sera validé par l’Agefiph. Cet accord doit prévoir la mise en place de différentes actions suffisamment significatives en faveur des travailleurs handicapés.

Bien sûr, ces solutions ne sont pas parfaites: à titre d’exemple, les prestations proposées par les ESAT ont souvent du sens pour les grandes entreprises (blanchisserie, reprographie, jardinage…) mais moins pour les petites entreprises qui peinent, malgré leur bonne volonté évidente, à valoriser le travail des handicapés. Et ce, malgré également des tarifs souvent assez compétitifs, le problème ne vient pas de là!

 

Conclusion

Comme très souvent (et ce sera certainement l’objet d’un futur article), en voulant bien faire, le législateur a pensé « grandes entreprises » uniquement. Une grande société pourra employer directement des personnes handicapées plus facilement qu’une petite, et si elle ne le peut pas, elle trouvera toujours des solutions annexes via la prestation ou les accords. En revanche, les structures plus modestes sont confrontées à un casse-tête dont elles ne sont pas responsables mais dont elles deviennent les victimes…

Bien sûr, une loi était nécessaire pour pousser les entreprises à valoriser le travail des handicapés, mais n’y avait-il pas un moyen de faire différemment, ou du moins de prendre en compte les spécificités dues à la taille et à l’activité des entreprises?

Quoi qu’il en soit, les sympathique RH retroussent leur manche et font preuve d’une incroyable créativité pour mobiliser les troupes et trouver des solutions acceptables…

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH,Humeur
Par AZS
Le 21 mars 2012
A 11 h 18 min
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Ces moments où l’on est fier

Et il y a tous ces moments on l’on est fier, où l’on se dit que l’on sert vraiment à quelque chose, que notre travail n’est pas vain, que notre action est vraiment en phase avec nos valeurs!

En vrac, ces petits moments de bonheur vécus ces dernières semaines

- « depuis que tu es là, il y a beaucoup de nouvelles choses côté RH, ça bouge et c’est bien »

- « quel plaisir d’être payé à date fixe! » (et oui, la paie c’est aussi mon dada!)

- « cette formation était géniale, merci de l’avoir organisé »

- « je ne regrette pas d’avoir intégré cette société, j’y retrouve vraiment ce qu’on m’avait vendu en entretien »

- « c’est rassurant d’avoir une RH à l’écoute et disponible »

- « je te fais confiance » (quel plaisir!)

Merci à tous ceux qui reconnaissent le travail des RH et qui n’oublient pas de nous le dire.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 20 mars 2012
A 13 h 18 min
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Je râle un peu là, non?

Je me rends compte (horreur!)… que je râle beaucoup sur ce blog. Alors, une mise au point s’impose!

Il est important de souligner que j’aime vraiment beaucoup mon travail. Bien sûr, tout n’est pas rose, mais je viens le matin avec le sourire, je ne passe pas ma journée les yeux rivés sur ma montre, et lorsque le week-end j’y pense, ce n’est jamais une souffrance. En revanche, il est vrai que ce blog m’aider à décharger toutes mes pulsions négatives, diront certains. J’utilise beaucoup cet outil pour faire part de mes réflexions et de mes petits ras-le-bol… et ne as me décharger sur mes charmants collègues qui, par ailleurs, n’étant pas du métier, ne sont pas trop sensibles à ces questions.

Pardon à tous, et soyons positifs! Je vais poster à l’avenir plus de billets sur les merveilles de la RH!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 18 mars 2012
A 16 h 44 min
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Dur dur de se trouver un stagiaire!

Curieusement, moi qui suis une professionnelle du recrutement (je crois qu’on peut dire sans se vanter après 7 ans dans le métier qu’on est un vrai professionnel), j’ai beaucoup de mal à me trouver un (ou une bien sûr) stagiaire.

Recruter pour quelqu’un d’autre, c’est facile: on est objectif, l’affect rentre peu en ligne de compte. Mais recruter pour soi, c’est autre chose: on souhaite trouver le stagiaire idéal, intelligent, passionné, impliqué, dynamique, enthousiaste… et avec qui le courant passe. Bref, le mouton à cinq voire six pattes! Et puis peut-être rentre aussi en compte la peur de se tromper et de ne pouvoir accuser personne de cette erreur: il m’est arrivé par le passé de voir des managers arriver dans mon bureau en faisant état d’une erreur de recrutement (je vous rassure, ce n’est arrivé que deux fois!), et j’en assumais pleinement la responsabilité. Mais si je me trompe sur le recrutement de mon stagiaire, j’aurai 1. à « subir » la présence d’un stagiaire ne répondant pas à mes attentes, 2. à m’en blâmer, car qui blâmer d’autre?

Je suis donc aujourd’hui incapable de me trouver un stagiaire! Je rencontre bon nombre de candidats, mais j’attends le coup de foudre, tout en sachant pertinemment que ce n’est pas la bonne méthode… En outre, pour montrer mon ouverture d’esprit, je suis très peu sélective sur CV et je donne sa chance à tout type de profil. Je m’épuise à faire passer des dizaines d’entretiens? Je n’arrive pas à me décider? Je suis incapable de mettre sur papier les raisons objectives pour lesquelles j’ai écarté un candidat? Horreur! Me voilà redevenue une recruteuse débutante!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 17 mars 2012
A 15 h 10 min
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La formation, pourquoi est-ce si compliqué?

Faites le test: demandez à un étudiant en RH sur quel sujet spécifique des ressources humaines il souhaite travailler. Le trio de tête est en général: recrutement, GPEC, formation (peu importe l’ordre). La formation est en effet un sujet sexy, beaucoup aimeraient l’aborder car il s’agit d’accompagner la montée en compétence de la personne, ce qui est peu ou prou le rôle idéal que les RH se donnent (du moins lors de leurs études).

Mais quand on s’occupe réellement de la formation, que constate-t-on? Une lourdeur administrative pour le moins déprimante voire démotivante. Petit rappel des faits: une partie des charges liées aux salariés est versée à un OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé), en fonction du secteur d’activité de la société. Cet OPCA va par la suite reverser certaines sommes aux entreprises en fonction des formations suivies par les salariés.

Or, les OPCA me font parfois penser aux boîtes de nuit: on a beau montrer patte blanche et tout faire au mieux (choisir une formation intéressante dans un organisme connu et reconnu, envoyer l’ensemble des pièces administratives en temps et en heure, etc.), on ne sait jamais si on touchera une subvention. C’est assez déroutant, cette sensation de dépendre du bon vouloir de l’organisme alors que, en fin de compte, puisque nous avons payé nos cotisations nous avons droit à ces subventions…

Et quelle lourdeur administrative! Une liste sans fin de documents, à envoyer par courrier uniquement, des dossiers qui se perdent (si si, ils se perdent: je suis actuellement en train de me battre avec mon OPCA pour une formation qui a eu lieu il y a 7 mois car ils ont perdu deux fois mon dossier, vous imaginez…), des délais de traitement qui frisent l’indécence…

Alors, si la mise en place de plans de formation est une démarche intéressante, si on a envie de proposer à nos collaborateurs des formations de qualité, j’avoue que les OPCA m’ont définitivement fait passer l’envie de me tourner vers un métier de responsable formation un jour. A l’heure d’internet, ne pourrait-on pas remplir des formulaires en ligne? Scanner des documents? Gagner du temps et… de l’argent?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 16 mars 2012
A 12 h 13 min
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