Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Encore un arrêt maladie???

La question qui fâche et à laquelle, malheureusement, tout RH se retrouve un jour ou l’autre confronté: un salarié nous informe de son arrêt maladie, et nous autres (managers, n+…, RH) pensons qu’il s’agit d’un arrêt de complaisance.

Replaçons les choses dans leur contexte: un arrêt maladie pose des problèmes opérationnels évidents. La personne ne peut effectuer ses tâches, elles sont peut-être redistribuées entre les autres collaborateurs, et si le salarié concerné est le seule détenteur d’une expertise, c’est toute la machine qui s’enraye… Mais un arrêt maladie coûte aussi de l’argent: à l’entreprise d’abord, qui a peut-être des jours de carence* à prendre en charge à 100% et est peut-être tenue de maintenir le salaire du collaborateur pendant tout son arrêt maladie en complément des indemnités de la Sécurité Sociale. Un arrêt maladie coût aussi cher à la Sécurité Sociale donc, qui verse les fameuses IJSS (Indemnités Journalières de la Sécurité Sociaule) pendant l’arrêt. Et donc, l’arrêt maladie coûte chère à presque tout le monde, sauf au médecin qui la prescrit, si toutefois il existe vraiment.

Que faire alors si on a un vrai doute? Si l’entreprise verse de l’argent au salarié pendant cet arrêt (par exemple s’il y a des jours de carence, ou s’il y a complément de salaire versé), l’employeur peut, dès le premier jour de l’arrêt maladie, envoyer un médecin vérifier la nécessité du dit arrêt. N’importe quel médecin peut être désigné, mais certains en ont fait leur « fonds de commerce ». Les honoraires du dit médecin sont à la charge de l’employeur. Si le médecin constate que l’arrêt est abusif, ou si le salarié ne se trouve pas chez lui aux heures obligatoires de présence, le médecin en informe l’employeur, qui peut suspendre immédiatement les paiements au salariés, ainsi que la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) par courrier sous 48h. La CPAM décide de la marche à suivre: soit elle ne réagit pas et continue à verser les indemnités, soit elle dépêche son médecin conseil auprès du salarié pour prendre acte de l’arrêt abusif et suspendre également ses versements. En un mot, chacun est responsable de ce qu’il paie.

A noter que l’employeur peut prendre ces mesures quand il le souhaite, même s’il s’agit d’un premier arrêt maladie. A noter également que la traque aux faux arrêts maladie et aux médecins complaisants se fait de plus en plus âpre.

* les jours de carence sont les premiers jours d’arrêt maladie non pris en charge par la Sécurité Sociale. Certaines Conventions Collectives imposent aux entreprises de verser les salaries pendant ces jours de carence.

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH
Par AZS
Le 16 janvier 2014
A 10 h 28 min
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Quelles sont les obligations légales des entreprises en fonction de leur nombre de salariés?

Plus une entreprise grossit, plus elle doit se conformer à un grand nombre de règles légales: déclarations, cotisations, IRP…

Afin de ne rien oublier, je vous propose de vous référer à ce document qui me semble complet:

http://jeromemaheconseil.com/local/news/21/document/832a31f27f221a2dd78a8cc679546f54.pdf

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH
Par AZS
Le 10 janvier 2014
A 10 h 20 min
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Le seuil fatidique des 50 salariés

Les chiffres sont édifiants, bien que pas très récents (chiffres de l’INSEE de 2006): il semble que les entreprises répugnent à atteindre le seuil de 50 salariés.

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Pourquoi tant de réticences à la croissance de son entreprise? Je suis moi-même confrontée à ce cas, mon entreprise étant en passe d’atteindre ce seuil fatidique… En fait, ce sont tout simplement les contraintes légales qui nous retiennent, car atteindre 50 salariés cela signifie:

  • la mise en place d’un Comité d’Entreprise (CE)
  • la mise en place d’un Comité d’Hygiène et de Sécurité des Conditions de Travail (CHSCT)
  • la mise en place d’un accord de participation aux résultats de l’entreprise
  • des négociations annuelles obligatoires sur les salaires, le temps de travail, etc.
  • la mise en place d’un plan d’épargne salarial ou d’un accord d’intéressement
  • sans parler des changements dans les cotisations, des délégués syndicaux, des affichages obligatoires, et j’en oublie certainement!

S’il ne s’agit que de bonnes nouvelles pour les salariés, cela représente une surcharge de travail évidente pour les entreprises et en particulier pour les RH. De quoi m’occuper pour les prochains mois, à suivre donc!

 

 

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH,Conseil de RH à l'usage de tous,Humeur
Par AZS
Le 8 janvier 2014
A 10 h 26 min
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La mauvaise nouvelle de début 2014: les mutuelles…

Les gouvernements passé et actuel inventent plein de jolies choses concernant les mutuelles. Après la mise en place des impôts sur les bénéfices pour les mutuelles qui avaient abouti à une augmentation très importante des tarifs, et avant l’obligation pour les entreprises de proposer des mutuelles aux salariés, je demande…

L’intégration de la part employeur dans le net imposable des salariés, et ce rétroactivement pour 2013!

Je m’explique: cette loi  prévoit que les cotisations correspondant à des garanties frais de santé prises en charge par l’employeur, antérieurement déductibles, devront être ajoutées à la rémunération imposable du salarié.

Par ailleurs, elle abaisse les seuils d’exonération fiscale des contributions patronales aux régimes de prévoyance. Cette réforme entraîne pour les salariés concernés une augmentation de leur rémunération imposable et est applicable à l’imposition des revenus 2013. Elle concernera, en effet, les rémunérations versées depuis le 1er janvier 2013.
Mauvaise nouvelle donc pour les salariés bénéficiant d’une mutuelle d’entreprises: votre net imposable va beaucoup augmenter, alors que le salaire effectivement touché reste inchangé…
Et bonne année 2014 bien sûr!
Dans : Humeur
Par AZS
Le 6 janvier 2014
A 18 h 03 min
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Tests de personnalité & autres âneries

Il fut un temps où les tests de personnalité avaient le vent en poupe. Les années 80 et 90 étaient leur âge d’or, pas de recrutement sans tests de personnalité, et leurs acolytes (graphologie, voire astrologie, la totale…)

Fort heureusement, tout ceci commence à être passé de mode, mais il reste des irréductibles qui continuent à imposer ces pratiques d’un autre temps. J’ai donc eu l’occasion de passer un de ces célèbres tests, ce qui m’a bien fait rire.

En quelques mots, pourquoi cela ne sert à rien:

  • un test reflète un état d’esprit, une pensée à l’instant t. Il est tout à fait possible que les résultats diffèrent à quelques jours d’intervalle, voire à quelques heures! J’espère bien que l’être humain est un peu plus complexe qu’une centaine de questions formatées…
  • un test est très facilement manipulable (même si tous les éditeurs de tests s’en défendent). Il suffit de se demander les qualités attendues pour tel ou tel poste, et d’orienter les réponses en fonction. Certains coachs proposent même de vous apprendre à manipuler les tests.
  • les résultats des tests sont manipulables aussi par ceux qui les lisent: en gros, on peut faire dire ce qu’on veut à un test. Il sert surtout comme support pour conforter une impression qu’on a déjà sur un candidat. Et comme justification si le candidat une fois recruté ne donne pas satisfaction: « ah mais dans son test c’était visible… ».
  • trop de sociétés se font une idée précise des résultats de tests qu’ils attendent idéalement et écartent tout candidat qui s’en éloigne. Exit ainsi les particularités, bonjour le formatage.
  • pour certains postes, ce qui compte vraiment, ce sont les compétences techniques. Pour d’autres postes, c’est un mélange de beaucoup de choses, dont le feeling et les relations entre les personnes. Compétences, feeling… tout ce que les tests de personnalité ignorent.
  • les tests sont surtout un bon moyen de vendre des licences une fortune et d’obliger leurs fanatiques à venir recycler leur formation régulièrement, avec une belle facture à la fin.

Et j’en oublie!

En revanche, certains tests peuvent être intéressants si ils sont passés à titre individuel, pour son propre compte et si la personne joue le jeu. Celui peut l’aider à faire un bilan de ses points forts et points faibles et à mieux comprendre ce que ces tests dévoilent de sa personnalité… pour mieux les manipuler par la suite?

Je ne vais pas m’étendre sur la numérologie, astrologie, chiromancie…

L’abandon de ces pratiques est un préalable à la re-crédibilisation de la fonction RH.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 19 décembre 2013
A 12 h 55 min
Commentaires : 0
 
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