Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Bien chercher un job…

On voit parfois de jeunes gens complètement perdus quant à leur recherche d’emploi. Il faut dire que cela ne s’improvise pas, il y a bon nombre d’outils, de voies… bref, de petits conseils s’imposent.

  1. Savoir ce que l’on veut faire. Cela peut paraître bête, mais beaucoup de personnes se jettent à corps perdu dans une recherche d’emploi sans s’être posé cette question avant. Pourtant, en fonction du métier visé, le CV ne sera pas construit de la même façon, on ne mettra pas les mêmes choses en avant et on n’utilisera pas les mêmes outils! Bien sûr, il est tout à fait possible de chercher plusieurs types de poste, ce n’est pas interdit. Mais avant tout il faut le savoir!
  2. Rédiger consciencieusement sont CV (tous les conseils dans ce billet). Prenez le temps, c’est une étape essentielle. Si vous hésitez entre plusieurs types de postes, pas de souci, je conseille de faire plusieurs CV: par exemple, un jeune diplômé d’une école d’ingénieurs en informatique qui hésitera entre un métier technique, comme développeur, et un autre moins, comme consultant AMOA, devra créer deux CV, le premier mettant en avant les compétences techniques (langages de programmation, frameworks, etc.), le second détaillant les projets menés lors des études.
  3. Identifier les entreprises cibles: pour cela, internet est votre meilleur ami. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de vos proches, des anciens diplômés de votre formation, de votre réseau, etc. Ne négligez pas également les salons d’emploi, ceux de votre formation et ceux plus généralistes (l’Apec, les Jeudis, etc.). Essayer de démêler le vrai du faux (pas facile) dans les discours corporate et faites une liste des entreprises qui vous intéressent.
  4. Envoyez votre candidature dans ces entreprises: pour cela, le plus simple est d’envoyer votre candidature (sur le site web des entreprises, soit l’adresse mail où envoyer les candidatures est indiquée, soit un formulaire devra être rempli en ligne) mais ce n’est pas forcément le plus efficace. Appuyez-vous sur votre réseau, faites passer votre CV par une personne de votre connaissance travaillant dans l’entreprise: les cooptations marchent toujours mieux que les candidatures spontanées… Les salons sont aussi un bon moyen de se faire remarquer par un recruteur, allez-y munis de plusieurs CV.
  5. En parallèle, postez votre CV sur les CVthèques (Monster, l’Apec, Cadremploi, j’en passe!). Vous serez ainsi contacté par plusieurs entreprises que vous ne connaissez pas ou auxquelles vous n’auriez pas pensé. Attention à ne pas se laisser submerger! Certains candidats sont très sollicités, par exemple les financiers ou les informaticiens, d’autres beaucoup moins (RH hélas, communication, droit). En fonction de votre métier, ne mettez pas systématiquement votre numéro de téléphone en ligne, vous risquer de voir votre boîte vocale saturée très vite. Créez une boîte mail spécialement pour votre recherche d’emploi.
  6. Ne répondez pas à toutes les sollicitations (enfin si, vous répondez à tout le monde pour dire si oui ou non vous êtes intéressé, mais ne planifiez pas d’entretien avec toutes les entreprises), vous ne vous en sortirez pas. Soyez sélectifs, prenez le temps de vous renseigner sur les entreprises si vous ne les connaissez pas.
  7. Mettez à jour votre profil sur les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn). Ne négligez pas ces outils, ce sont de véritables mines: offres d’emploi, sollicitations directes… cela marche vraiment.
  8. Recherchez des sites web spécialisés dans votre métier, vous y trouverez des offres d’emploi très ciblés. Vous pourrez peut-être déposer votre CV et les bons recruteurs vous contacterons!
  9. Soignez vos processus de recrutement. Comment? En lisant ce billet!
  10. Avant de signer un contrat, renseignez-vous au maximum sur la structure: site institutionnel, retour de vos connaissances qui y travaillent, sites de notation (notetonentreprise par exemple). Cela vous évitera certains écueils…

Avec tout cela, vous devriez optimiser votre recherche d’emploi. Bonne chance!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 21 avril 2012
A 18 h 20 min
Commentaires : 0
 
 

Savoir gérer un process de recrutement

Quand on fait du recrutement, on tombe parfois de haut! Bon nombre de candidats ne savent absolument pas gérer un processus de recrutement. Timidité, naïveté, maladresse, impolitesse, manque de recul… je ne sais pas exactement ce qui justifie les comportements que l’on peut observer, mais ce que je peux dire c’est qu’ils sont impardonnables.

Il n’est pourtant pas difficile de bien gérer un process de recrutement. Quelques règles à garder en tête à appliquer:

  1. On répond à tous les recruteurs qui nous contactent. Ils sont parfois très nombreux, je sais… mais un mail de deux lignes pour dire « je vous remercie mais je ne suis pas intéressé » ne vous prendra pas beaucoup de temps et sera très apprécié. En plus, devant cette réponse, le recruteur classera votre dossier et ne vous harcèlera pas dans l’attente d’une réponse… en bref, vous vous rendez service.
  2. Quand un entretien est fixé, on s’y rend bien sûr. Si on a un empêchement ou si on change d’avis, on prévient le recruteur. Vous n’imaginez pas le nombre de candidats qui ne viennent jamais et font les morts! Ils sont bien souvent blacklistés…
  3. On tient les recruteurs au courant de l’évolution de sa recherche: typiquement, si on signe un contrat ailleurs, on le dit à tout le monde. Ça fait gagner du temps!
  4. On tient ses délais: si on vous a demandé de rappeler à une date fixe, vous le faites… et n’aillez pas peur du téléphone, le recruteur ne va pas vous manger.
  5. On est transparent et honnête: par exemple, si on signe un contrat dans une entreprise, on arrête ses recherches… rien de pire qu’un candidat qui signe et qui se désiste quelques jours après parce qu’il a signé ailleurs! Il est grillé définitivement. Il ne faut pas avoir peur de dire à un recruteur: laissez moi quelques jours, j’attends une autre réponse, etc. Sauf s’il est stupide, le recruteur comprendra et vous laissera un délai… raisonnable, pas de trois mois bien sûr.
  6. On gère son temps: on sait que les processus de recrutement dans les grandes sociétés ou dans certains types de structure (cabinets de conseil ou d’audit par exemple), les process de recrutement sont très longs car il y a de nombreuses étapes (entretiens, études de cas, mises en situation…). Si vous briguez ce type de poste et aussi d’autres dont les process de recrutement sont réputés plus rapides (dans des SSII, des petites sociétés, etc.), échelonnez vos candidatures: l’objectif est d’obtenir toutes les réponses à peu près au même moment. N’hésitez pas à en parler aux recruteurs pour accélérer ou freiner certains process.
  7. On ne cède pas à la pression: certains recruteurs profitent de la faiblesse des candidats et leur mettent le couteau sous la gorge (« il me faut une réponse ce soir sinon la proposition ne tient plus »). Il ne faut jamais céder, cela cache de bien vilaines choses… pour ma part, je n’intègrerai jamais une société ayant recours à de tels chantages, c’est trop louche.

En suivant ces règles, vous multiplierez vos chances de voir vos processus de recrutement aboutir et vous garderez de bonnes relations avec les recruteurs. Cela pourra toujours vous servir par la suite!

Dans : Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 17 avril 2012
A 9 h 08 min
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1ère étape: s’approprier les process

Je vais essayer de vous livrer ce que j’ai fait pour prendre possession de mon poste et le construire. Bien sûr, c’est loin d’être parfait! En revanche, je peux vous faire partager mon expérience et peut-être cela en aidera-t-il certains qui ne tomberont pas dans les mêmes pièges…

La première chose que je me suis dite, je la tenais d’un de mes profs de RH à l’école (car j’y ai vraiment appris quelque chose!): il ne faut en aucun cas faire tout de suite table rase du passé. Le mauvais réflexe est donc d’arriver avec son expérience et ses gros sabots et vouloir tout de suite tout refaire. Au contraire, je me suis attachée, pendant mes premières semaines, à observer, essayer de comprendre, m’imprégner.  J’avoue que ce n’est pas facile à deux titres: d’abord, parce qu’on arrive plein d’idées et d’enthousiasme, qu’on a envie de faire évoluer les choses et que beaucoup d’axes d’amélioration sautent aux yeux les premiers jours; ensuite, parce qu’on est attendu sur ce volet. Je crois que je me souviendrai toujours des regards étonnés de mes nouveaux collègues quand ils m présentaient l’état actuel des choses et que je leur répondait simplement « d’accord »… ils auraient bien sûr préféré que j’arrive en voulant tout révolutionner!

Je suis très contente d’avoir adopté cette démarche, car cela m’a permis d’éviter bon nombre d’écueils. En effet, par exemple, je trouvais le processus de recrutement existant inapproprié, et si je m’étais écoutée, j’aurais mis en place celui de ma société précédente… grave erreur, cela n’aurait pas été du tout adapté. Au final, au bout de quelques semaines, le processus de recrutement a été légèrement revu, à mon sens il a été amélioré, mais pas de la manière que j’envisageais au départ. Ceux qui y avaient réfléchi avant moi n’étaient pas stupides, ce process de recrutement avait un sens même si on pouvait faire mieux! Une bonne recette qui fonctionne dans une entreprise n’est pas forcément applicable telle quelle à une autre.

Je n’ai en revanche pas pu m’empêcher de refondre un certain nombre de documents, mal m’en a pris: quelques semaines après, une fois que j’ai maîtrisé mon poste et ses contours, je me suis mise à tout refaire… soyons réalistes, fraîchement arrivés dans une nouvelle structure, on n’a pas le recul nécessaire pour mettre en place de grands projets. Il faut se focaliser sur l’apprentissage de l’histoire de la société, ses valeurs, sa stratégie… avant de vouloir y contribuer. Freiner son enthousiasme. Mettre de côté sa jeunesse et sa fougue!

Je livrerais donc deux conseils pendant les premières semaines:

1. S’imprégner de son nouveau poste et prendre note de ses étonnements. Une petite feuille ne me quittait pas, je notais toutes mes remarques, ce qui m’a permis quelques semaines après de faire évoluer des choses que j’avais déjà intégrées. On se familiarise si vite avec un nouvel environnement, on risque d’oublier certaines remises en question essentielles!

2. S’atteler à des tâches nécessaires mais non implicantes. Typiquement dans mon cas, rédiger le règlement intérieur de la société ou organiser les élections des Délégués du Personnel: on sera bien obligé de le faire, mais la culture de la société n’a que peu d’impact là-dessus, il s’agit surtout de chantiers techniques. Autant le faire dès le départ, « ça occupe » et ça laisse le temps de découvrir son nouvel environnement. Le stratégique viendra plus tard, en son temps.

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH
Par AZS
Le 4 mars 2012
A 12 h 00 min
Commentaires : 0
 
 
 

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