Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Faut-il se battre pour redorer le blason des RH?

Je suis RRH depuis un an, j’ai choisi cette fonction il y a plusieurs années déjà, il s’agit pour moi d’une véritable passion, d’un engagement. J’aime ce métier, j’y crois, je veux le faire bien. Et, quand j’y suis rentrée, je voulais changer son image déplorable.

Or, plus ça va, plus je me demande si j’ai raison de vouloir changer cette image. D’abord, parce qu’effectivement, un certain nombre de RH ternissent la fonction: ils n’ont pas la fibre, ils sont arrivés là par hasard ou ils se sont aigris avec le temps… En tout cas, ils deviennent inhumains, empêtrés dans la paperasse et les process, préoccupés uniquement de rentabilité. Il en existe beaucoup et ce sont ceux-là que le grand public connaît, hélas.

Ensuite, parce que le public n’est pas réceptif. Parce qu’ils ont une mauvaise image de la fonction, une mauvaise expérience ou une complète méconnaissance de notre fonction, beaucoup de personnes sont braquées contre nous et partent du principe que les RH ne servent à rien, sont incompétents et trop chers. A les entendre, il faudrait supprimer la fonction.

Enfin, parce que même lorsqu’on se bat à son échelle, les effets sont minimes et peu visibles. Et même si on fait un travail formidable, quel collaborateur ira faire spontanément la publicité autour de ça? Avez-vous déjà vu quelqu’un s’extasier sur la compétence des RH, même quand elle est exceptionnelle? Non. On râle quand les RH sont nuls, quand ils sont bons tout le monde trouve ça naturel.

Alors, à quoi bon se battre? Et si je restais toute seule dans mon coin à faire mon travail au mieux, un point c’est tout? Et si j’arrêtais d’évangéliser le monde, d’expliquer mon métier, de donner des conseils, de rencontrer des étudiants…?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 juillet 2012
A 14 h 49 min
Commentaires : 2
 
 

Personne ne m’aime!

Ce week-end, j’étais à un déjeuner fort sympathique au cours duquel tout le monde parlait de tout et de rien. Et tout d’un coup, la conversation se porte sur le travail, la recherche d’emploi et … les terribles RH.

J’en ai pris pour mon grade! Les RH sont horribles, ils ne comprennent rien à rien… Ils ne nous donnent même pas l’opportunité de nous recevoir en entretien… Ils nous envoient une réponse formatée, même pas individualisée… et j’en passe.

Bien sûr, quand j’ai annoncé ensuite que j’étais RRH, cela a jeté un froid! J’ai bien essayé de leur expliquer que: nous recevons beaucoup de candidatures, tellement que parfois les CV sont triés sur des critères qui peuvent paraître arbitraires, mais que voulez-vous je ne peux pas recevoir 700 candidats pour un seul poste! (si si, ce chiffre est exact et est le résultat d’une expérience antérieure…). Difficile également de faire comprendre que le temps nous manque pour envoyer à tout le monde des réponses personnalisées expliquant les raisons des refus. Que non, nous ne décidons pas d’écarter des candidats seuls, les critères sont souvent mis en place en collaboration avec les opérationnels…

Peine perdue: nous autres RH, sommes incompris et mal aimés. Dommage, quand je pense que nous avons choisi ce métier en partie pour être au service des salariés!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 4 juin 2012
A 11 h 20 min
Commentaires : 0
 
 

Dilemme: que dois-je à mon entreprise?

Voilà une question qui a fait et fera couler beaucoup d’encre: que dois-je à mon entreprise? Dit autrement: l’entreprise donne à ses collaborateurs, jusqu’à quel point les collaborateurs doivent-ils être redevables vis-à-vis de leur employeur?

En effet, si on regarde le tableau de façon objective: l’entreprise « offre » un emploi au collaborateur, une situation stable et rémunérée, avec un certain nombre d’avantages. En échange, elle attend que les collaborateurs apportent leur travail, leur talent, leurs compétences, leur temps… comment savoir si l’équation est bien équilibrée? Qui décrète que cela est bien le cas? Il semble évident que chaque parti va toujours considérer que l’autre ne donne pas assez, ou que lui se sacrifie trop.

Nous voici devant la question de l’équité si souvent traitée par mon mentor Jean-Marie Peretti, ou encore le rapport à trouver entre la contribution et la rétribution de chaque collaborateur. Si on considère qu’il y a iniquité par rapport à d’autres salariés (et ce sera souvent dans le même sens, à savoir l’impression de se faire léser bien sûr), on va avoir tendance à vouloir rééquilibrer le ratio, soit en baissant sa contribution (en général, moins d’implication ou moins de temps passé au travail) ou en augmentant sa rétribution (en s’octroyant des petits plus, comme « se servir » dans les fournitures de bureau par exemple)…

S’il existe une entreprise idéale qui a trouvé le moyen que tout le monde soit satisfait, je demande à voir! Il est vrai également qu’il faut faire attention à ne pas « trop » donner à son entreprise au détriment d’autres choses, et notamment de sa vie privée. Quid du sens du sacrifice pour son entreprise, sentiment qui tend à disparaître depuis quelques années et qui paraîtra complètement incongru à la fameuse génération Y? Et pourtant, il faut bien lui donner des choses, à cette entreprise, qui s’échine à être imaginative pour attirer et retenir les meilleurs collaborateurs…

En un mot, que la vie est injuste pour le RH! Il fait tout pour bien faire et ne trouve face à lui que des ingrats qui se trouvent mal payés, pas assez reconnus, peu respectés…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 28 mars 2012
A 8 h 10 min
Commentaires : 0
 
 
 

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