Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Apprendre à se dépatouiller

Lorsque je suis arrivée à mon poste de RRH, la fonction RH était tout simplement inexistante dans mon entreprise. Le strict minimum était assuré par les associés de la société (déclarations d’embauche, recrutement, paie), mais ces derniers ne s’y connaissaient pas plus que cela en RH. Et au final… moi non plus.

J’ai donc dû me dépatouiller. Chercher les informations (ne nous plaignons pas, nous avons internet!). Demander à mes contacts. Enfoncer des portes. Essayer. Tester.

Ça m’a pris beaucoup de temps au début, car j’ai, bien sûr, parfois pris les mauvaises directions. Mais cela a été très formateur, et c’est également pour cela que j’ai décidé d’ouvrir ce blog: pour partager mes déconvenues, mes découvertes… mais également pour en garder une trace pour l’avenir, car il m’arrive de relire de vieux articles, j’avoue ne pas me souvenir de tout! ;)

Se dépatouiller, cela prend du temps, mais c’est assez valorisant car le résultat, on ne le doit qu’à soi. Et, comme on a dû vraiment chercher, en général on maîtrise le sujet à fond. Bien sûr, c’est chronophage et pas toujours très efficace, j’en conviens.

Mais j’ai aussi remarqué que la culture de la dépatouille n’est pas très répandue. Ça ne vous est jamais arrivé d’entendre un collègue poser une question avant même qu’il ait commencé à chercher, la réponse étant finalement sous ses yeux? Ou sur un moteur de recherche, en premier résultat? Ou sur Wikipédia? Je pense qu’il faut chercher un minimum avant d’appeler à l’aide, cela permet de retenir plus facilement… et de ne pas être un bête exécutant. Mais c’est un fait: beaucoup ont tendance à être assistés et ne cherchent pas l’information. Parfois, cela a tendance à m’horripiler…

Je dirais que la dépatouille, le dépatouillage et la dépatouillerie sont des qualités essentielles en RH: en effet, notre fonction subit notamment de constants changements règlementaires, on ne peut pas se reposer sur des acquis, il faut en permanence se remettre en question, vérifier, s’informer. Et les pratiques RH évoluent très vite, si on veut suivre les tendances et se différencier, impossible de rester sur ses positions.

Aspirants RH, prenez-vous en main et apprenez à vous dépatouiller!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 5 octobre 2012
A 19 h 01 min
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Quand je vois tous ces aspirants RH…

Actuellement, je recrute (ou plutôt, je cherche à recruter) un stagiaire RH. Je propose un stage généraliste vraiment attirant, si j’étais étudiante je sauterais dessus. Et, effectivement, je reçois un nombre hallucinant de candidatures.

Cela me fait plaisir de voir tous ces aspirants RH, pleins d’enthousiasme et d’idéalisme, cela me rend nostalgique et je me souviens de qui j’étais il y a de cela quelques années… mais il me semble tout de même que j’étais un peu moins… naïve.

En effet, je ne compte plus le nombre de candidats qui me disent qu’ils cherchent à faire de l’administration du personnel. Alors que tout RH généraliste peste quand il doit gérer la paperasse! Pourquoi certains jeunes sont-ils attirés par ce volet purement bureaucratique de la fonction? Peut-être pensent-il se faire bien voir du recruteur car personne n’a jamais envie de faire ça… mais cela me laisse surtout dubitative.

Sur le métier du recrutement, le manque de réalisme est affolant. Beaucoup pensent entretiens, temps passé avec les candidats à comprendre leurs aspirations, tests en tout sens et notamment tests psychologiques… Certes. Mais le sourcing? Les candidats n’arrivent pas tous seuls dans la besace du recruteur! Et les clients (internes pour les entreprises, externes pour les cabinets de recrutement)?

Il y a ceux qui ne pensent que direction: le RH est au service (voire l’esclave!) de la direction et ne fera qu’appliquer des directives. Affligeant.

En face, il y a ceux (moins nombreux…) qui mélangent RH et syndicalisme et qui pensent qu’ils vont passer leur temps à défendre les salariés. Ceux-ci risquent d’avoir du mal à rester dans une entreprise…

Où est la finesse de la fonction? La compréhension de ses missions transverses, de son rôle d’intermédiaire? Mais qu’apprend-on dans ces formations soit disant RH??? Il y a encore du travail…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 4 octobre 2012
A 13 h 16 min
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Trop de choses à faire

C’est l’apanage des métiers polyvalents comme les RH. Aujourd’hui, j’ai une masse de travail qui s’accumule sur mon bureau et dans ma boîte mail. En vrac:

  • finaliser les démarches administratives dans le cadre de l’arrivée d’un nouveau collaborateur la semaine prochaine
  • diffuser une offre d’emploi sur différents supports
  • organiser le prochain événement… qui a lieu dans deux semaines (oups, ça se rapproche dangereusement!)
  • répondre aux questions d’un candidat sur sa proposition d’embauche en sortant tous nos atouts pour qu’il accepte de nous rejoindre
  • statuer sur une candidature reçue il y a une semaine et sur laquelle nous ne sommes toujours pas d’accord
  • tester le nouvel ERP (progiciel de gestion) génial, qui fait tout même la mayonnaise, mais qui coûte un bras
  • commencer à préparer les paies du mois (le 25? oui, ce n’est pas trop tôt en effet)
  • garder un œil permanent sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter…
  • classer mes factures pour les rendre bien ordonnées à ma comptable, pour une fois
  • trier toute cette paperasse qui s’amoncelle dangereusement sur mon bureau depuis plusieurs jours
  • mettre à jour les pages carrière de mon site web (il faut que j’arrête de procrastiner à ce sujet)
  • écrire un billet sur mon blog pour raconter ma vie et mon désespoir…

Et, je ne sais pas vous, mais moi, quand j’ai trop de choses diverses à faire, sans réelle urgence et sans réel intérêt, je n’arrive pas à m’y mettre… Je passe de l’un à l’autre en soupirant, sans trouver la moindre motivation!

Il y a des jours où j’adore cette polyvalence des RH, mais il y en a d’autres où cela devient contre productif. Vivement demain, ça ira mieux!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 25 septembre 2012
A 12 h 13 min
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Faut-il se battre pour redorer le blason des RH?

Je suis RRH depuis un an, j’ai choisi cette fonction il y a plusieurs années déjà, il s’agit pour moi d’une véritable passion, d’un engagement. J’aime ce métier, j’y crois, je veux le faire bien. Et, quand j’y suis rentrée, je voulais changer son image déplorable.

Or, plus ça va, plus je me demande si j’ai raison de vouloir changer cette image. D’abord, parce qu’effectivement, un certain nombre de RH ternissent la fonction: ils n’ont pas la fibre, ils sont arrivés là par hasard ou ils se sont aigris avec le temps… En tout cas, ils deviennent inhumains, empêtrés dans la paperasse et les process, préoccupés uniquement de rentabilité. Il en existe beaucoup et ce sont ceux-là que le grand public connaît, hélas.

Ensuite, parce que le public n’est pas réceptif. Parce qu’ils ont une mauvaise image de la fonction, une mauvaise expérience ou une complète méconnaissance de notre fonction, beaucoup de personnes sont braquées contre nous et partent du principe que les RH ne servent à rien, sont incompétents et trop chers. A les entendre, il faudrait supprimer la fonction.

Enfin, parce que même lorsqu’on se bat à son échelle, les effets sont minimes et peu visibles. Et même si on fait un travail formidable, quel collaborateur ira faire spontanément la publicité autour de ça? Avez-vous déjà vu quelqu’un s’extasier sur la compétence des RH, même quand elle est exceptionnelle? Non. On râle quand les RH sont nuls, quand ils sont bons tout le monde trouve ça naturel.

Alors, à quoi bon se battre? Et si je restais toute seule dans mon coin à faire mon travail au mieux, un point c’est tout? Et si j’arrêtais d’évangéliser le monde, d’expliquer mon métier, de donner des conseils, de rencontrer des étudiants…?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 juillet 2012
A 14 h 49 min
Commentaires : 2
 
 

Il y a quelque chose de frustrant dans les RH…

… c’est qu’il n’existe pas d’entreprise où nous sommes les stars.

Je m’explique: on travaille dans le marketing, on veut rejoindre une entreprise où la fonction est très exposée et mise en valeur, avec de gros moyens et des budgets à la hauteur? On va dans la grande conso ou dans le luxe. On est informaticien, on veut s’éclater dans son travail? Il existe plein d’entreprises qui peuvent répondre à ce souhait, de Google à Microsoft, en passant par Octo… On est financier? On va dans la banque d’affaires ou l’audit… Mais quand on est RH? On est condamné à rester un métier de support.

Bien sûr, il existe des cabinets de conseil RH, mais seriez capables de me citer ne serait-ce qu’un nom de cabinet RH vraiment reconnu? Tous sont petits, dans des niches. Ou bien, ce sont de spécialités dans des cabinets de conseil généralistes, au sein desquels elles ne sont bien sûr pas mis en avant. On connaît surtout les cabinets de recrutement, mais là je parle de RH au sens large.

Non pas que je veuille être une star, les RH sont une fonction support c’est certain. Mais, contrairement à l’informatique par exemple, il y a de ce fait peu d’émulation. Prenons Google, Microsoft ou Octo: ils organisent des conférences, émettent des publications, lancent sans cesse de nouveaux projets… tous les informaticiens qui le souhaitent s’y retrouvent. Mais les RH? Vous connaissez une entreprise qui les promeut? Qui propose des conférences vraiment pertinentes, des innovations?

Pour les RH, il faut se tourner vers les associations, les réseaux mais qui ont bien souvent des limites, à commencer par des adhésions payantes pour les associations. Il est difficile d’intervenir en tant que RH et d’être visible, de porter sa voix, de réfléchir avec d’autres et de proposer de nouvelles choses. J’adorerais pouvoir le faire, et je pense ne pas être la seule. Et je trouve ça vraiment frustrant.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 27 juin 2012
A 7 h 44 min
Commentaires :1
 
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