Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Faire preuve d’imagination

On le sait, on nous le répète, que dis-je on nous le rabâche, les RH sont un centre de coût. Alors bien sûr, trop souvent, on nous demande des les réduire, ces coûts… mais sans impacter la performance évidemment, ce serait trop facile!

Alors, bien souvent, nous autres RH devons nous creuser la cervelle pour faire preuve d’imagination. Comment recruter de nouveaux collaborateurs avec un budget proche de zéro? Et bien on se débrouille! On crée 15 accès différents aux mêmes réseaux sociaux pour éviter de prendre un accès payant, on va mendier auprès des sites d’emploi des journées d’essai gratuites, on s’use la santé à faire des recherches Google… Évidemment, c’est moins efficace qu’un bon vieux budget recrutement.

Comment proposer des formations de qualité sans budget? Là je sèche! On ne peut que faire de la petite semaine sans la moindre qualité, avec des formations faites en soirée pour ne pas impacter le temps de travail par des personnes plus séniors… Et dire que certains appellent ça de la formation, c’est une honte.

Comment faire tourner un service RH sans budget? On réduit le personnel à sa plus simple expression! Et les pauvres RH se retrouvent à tout gérer et doivent faire preuve d’une grande organisation pour ne pas s’y perdre et rester efficace.

Comment créer dans la cohésion dans l’entreprise sans moyen? On envoie des mails marrants, c’est gratuit! On fait une newsletter, mais bon, sous Word, ce ne sera ni très joli ni très pro mais comme ça on n’aura pas à acheter un logiciel de création…

Et comment proposer une politique de rémunération attractive sans budget? En offrant des cafés gratuits???

Vous l’aurez compris, les RH sont un centre de coût, mais un centre de coût incontournable pour la survie et l’avenir d’une entreprise. Arrêtons de sacrifier les budgets RH, cela nuit grandement à leur efficacité.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 21 juin 2012
A 16 h 51 min
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Mon quotidien…

On me dit souvent que le métier de RH est bien mystérieux… Il est vrai qu’il recoupe un grand nombre de tâches!

Pour vous éclairer, voici une petit journée type…

 

8h30: j’arrive, fraîche et dispose, non pas pour boire un café ou pour lire mes mails mais pour me jeter sur les CVthèques de Monster et de l’Apec et traquer les nouveaux candidats qui pourraient m’intéresser. Objectif: les appeler avant 9h, 9h30 maximum car nous sommes nombreux sur le coup! En moyenne, j’en trouve un par jour, ce n’est pas lourd… En plus, malgré ma réactivité, j’ai bien souvent du mal à joindre les candidats! Bref, un investissement en temps important pour un résultat modique (au mieux, cela génère un entretien toutes les deux semaines, je cible une population très sollicitée).

9h30: ce n’est pas avec ces quelques candidats que je vais atteindre mes objectifs de recrutement bien ambitieux! Il convient donc d’en chercher ailleurs. Je vérifie toujours rapidement ma boîte mail pour voir si, par hasard, je n’aurais pas reçu de candidature spontanée. Je reçois en moyenne une candidature qui me convient toutes les deux semaines. Pas assez, il faut chercher d’autres profils! Je remonte mes manches: réseaux sociaux, diffusion d’annonces, recherche de nouveaux jobboards, annuaires, cooptation… Mon objectif est d’identifier 6 à 8 nouveaux profils par jour, ce qui est loin d’être facile.

11h30: ouf! j’ai fini avec les nouveaux profils, place à la relance d’anciens candidats sourcés précédemment ou rencontrés en entretien il y a quelques temps. Il s’agit de prendre des nouvelles, voir comment évolue leur carrière, etc. Environ 5 candidats à relancer chaque jour.

12h: fin du sourcing. Je peux enfin prendre le temps de traiter mes mails tout en répondant au téléphone, car les candidats appellent beaucoup entre 12h et 14h, pour fixer des entretiens notamment.
Petit focus: que contiennent mes mails? Beaucoup d’opérationnel, de gestion du personnel: demande de congés, questions RH diverses (sur les fiches de paie, les droits, les démarches, etc.). Également pas mal de sollicitations: des centres de formation, des cabinets de recrutement qui proposent leurs services, etc.

12h30: entretien avec un candidat ou déjeuner avec un collaborateur de la société pour faire le point: est-ce que tout va bien? A-t-il des besoins, des questions, des revendications, etc.
En moyenne, je déjeune avec deux collaborateurs chaque semaine.

14h: moment de calme, j’en profite pour passer par la case dactylographie: rédiger les comptes rendus d’entretien annuel, des articles pour notre journal interne ou notre blog, etc.

15h: le travail de fond commence! Je me plonge dans différents dossiers: mise en place d’une nouvelle politique RH, réflexion sur des outils, optimisation de process mis en place, etc. J’essaie de rester concentrée mais je suis souvent sollicitée en parallèle!

17h: je reprends l’opérationnel: organisation d’une formation, gestion de la paie, organisation d’un prochain événement, etc.

18h30: entretien annuel ou entretien de recrutement.
En moyenne, j’ai un entretien annuel par semaine et deux entretiens de recrutement, soit le midi soit le soir.

 

Et quand j’ai un peu de temps: de la veille RH, une pause de temps en temps (mais c’est rare!) et parfois un petit article pour ce blog!

 

Dans : Humeur
Par AZS
Le 11 juin 2012
A 13 h 02 min
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Le sésame de la fonction de RRH

Lorsque j’étais étudiante, je l’ai déjà écrit, je souhaitais devenir RRH, à plus ou moins long terme. Pour moi, la fonction RH était composée de différentes briques (recrutement, formation, relations sociales, paie, etc.), je voulait en approfondir un maximum pour devenir finalement RRH. Ou alors passer d’abord par la case de RRH pour déterminer si c’était ce poste qui était fait pour moi ou, au contraire, un poste de spécialiste dans l’une des briques citées.

Et puis, je commencé par un poste de chargée de recrutement. Au fond, c’était presque une erreur, car il est en fait très difficile après de quitter ce métier. J’ai eu beaucoup de mal à intéresser les recruteurs pour un poste autre que le recrutement. Certes, j’étais conviée à des entretiens mais toujours pour des postes de chargée ou de responsable recrutement, voire de consultant en cabinet de chasse de têtes. Si je n’ai rien contre ces fonctions, je souhaitais néanmoins m’en éloigner, et cela n’a pas été facile. Je remercie vivement ma société qui m’a donné la chance de prouver que je pouvais être une véritable RRH.

Une de mes anciennes collègues partage mon parcours: diplômée d’une école de commerce très en vue, première expérience en recrutement (dans la même société que moi), puis RRH dans une entreprise très similaire à la mienne. Et là, surprise! Après deux années d’expérience, elle a souhaité changé de postes et les portes se sont ouvertes d’elles-mêmes, dans divers secteurs d’activité! En fin de compte, avoir le tampon « RRH » sur son CV est un véritable sésame qui change radicalement la valeur du candidat sur le marché de l’emploi (bien sûr, il ne faut pas oublier que dans ce cas le poste de RRH est couplé à un très beau diplôme, ce qui ne gâche rien). Comme quoi, cela me rassure et me conforte dans l’impression que j’avais: le plus difficile est d’accéder à cette fonction clé. La suite des événements est bien plus simple!

Alors, que je le conseille toujours aux étudiants en RH: visez des stages et un premier poste généraliste dans la mesure du possible, même si la société est peu connue et de petite taille, cela sera un tremplin. L’autre possibilité est de rentrer dans une des briques dans un très grand groupe et de compter sur la mobilité interne, cela fonctionne également. Mais, commencer par un poste de spécialiste dans une entreprise de taille moyenne et à la notoriété limitée, c’est en quelque sorte se tirer une balle dans le pied…

Dans : Humeur,Mon parcours
Par AZS
Le 8 juin 2012
A 9 h 07 min
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Je suis à votre disposition…

Le métier de RH est un métier de service: nous travaillons avant tout pour les salariés et le management. Nous n’aurions pas de raison d’être sinon! Notre quotidien: répondre à des questions pratiques et juridiques, résoudre des situations conflictuelles, trouver des terrains d’entente, mettre au point des politiques en collaboration avec les différents acteurs, etc.

Le problème est donc le suivant: on s’attend à ce que les RH soient à la disposition de tous. Et cela, on s’efforce bien sûr de le faire, cela fait partie de la fonction et on aime ça. Sauf qu’un RH, c’est aussi quelqu’un qui travaille sur des sujets de fond: mise en place de grandes politiques, élaboration d’outils et de process, etc. Il est donc nécessaire de pouvoir se plonger dans ces dossiers avec tout le temps et toute l’attention qu’ils requièrent.

Inutile que je vous décrive plus longtemps ce paradoxe! Il est très complexe à gérer, pour moi tout du moins: même lorsque j’essaie de me plonger dans des sujets de fond, il est toujours quelqu’un pour me solliciter. Certes, il s’agit le plus souvent de questions minutes, vite réglées, mais il est impossible de se consacrer pleinement à une tâche. Et difficile de faire entendre ces arguments à ceux qui ont besoin d’une réponse immédiate!

Alors, si l’un d’entre vous a la réponse miracle, je suis preneuse… Mais je pense qu’elle est inexistante et que ce paradoxe est inhérent à la fonction. Je n’ai pas fini de m’arracher les cheveux!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 1 juin 2012
A 8 h 32 min
Commentaires : 0
 
 

C’est jour de paie!

Être RRH, c’est aussi être responsable de la paie, l’immense bonheur de la fin du mois!

Maintenant que je m’en occupe, je repense avec respect à mes anciennes sociétés qui parvenaient à me payer de façon très régulière, et toujours avant le dernier jour du mois. En effet, ce n’est pas si simple! De nombreux éléments sont à prendre en compte, dont certains (frais, congés…) peuvent être modifiés jusqu’au dernier jour du mois.

Certaines sociétés ont trouvé le moyen de s’en sortir: elles enregistrent les frais et les congés sur le mois d’après. D’autres paient leurs salariés en début de mois. Mais (le saviez-vous?) il n’existe pas de loi régissant la date de versement d’un salaire, cela doit simplement être fait avant le salaire d’avant… on n’est pas plus avancé.

Quoi qu’il en soit, la paie est un métier technique qui n’est pas suffisamment valorisé. A mi chemin entre les RH et la comptabilité (voir le billet à ce sujet), c’est une fonction qui demande rigueur… et patience. D’autant plus que les textes évoluent en permanence!

Pour faire face à ces nombreuses difficultés, de nombreux RRH, dont moi, s’appuient sur des cabinets comptables externes (mes sauveurs) pour sous-traiter une grosse partie de la gestion des paies. Ce qui ne m’empêche pas de récolter l’ensemble des éléments et de contrôler les fiches de paie ce qui, malgré la taille restreinte de ma société, représente chaque mois entre 1 et 2 jours de travail.

La paie n’est donc pas une fonction à négliger, elle est au contraire tout à fait stratégique, d’autant plus qu’il paraît que les salariés y tiennent particulièrement…

Dans : Humeur
Par AZS
Le 30 avril 2012
A 12 h 22 min
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