Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

C’est l’histoire du stagiaire dont la mission est de recruter son remplaçant

Les étudiants doivent souvent effectuer des stages, censés les aider à déterminer leur projet professionnel et à acquérir de l’expérience. Evidemment, ils souhaitent des stages intéressants, professionalisants, avec de vraies missions, etc., etc.

De leur côté, les entreprises ont tendance à avoir recours aux stagiaires car ce sont des « petites mains »: de la main d’œuvre pas chère, et quasiment corvéable à merci.

Je me suis déjà épanchée sur ma vision des stages, et je ne vais pas revenir là-dessus. Je pense avoir une grande éthique quant aux stages, et je n’y ai pas recours systématiquement en cas d’augmentation de charge de travail, ni en remplacement d’une possible embauche. Un stage doit être une mission précise, mission qui peut être effectuée sur une durée limitée, et, si possible, dans l’optique de tester la personne pour la recruter par la suite si elle correspond aux critères de recrutement.

Un stagiaire ne doit pas être là uniquement pour « alléger » une personne de ses tâches, il doit pouvoir apporter quelque chose en plus, ne serait-ce qu’un regard extérieur sur le fonctionnement de la société. Le stagiaire ne doit pas non plus être recruté uniquement pour « faire mousser » son maître de stage qui pourra ainsi jouer au manager.

Mais l’histoire des stagiaires est encore plus perverse dans le recrutement. On retrouve souvent des stagiaires propulsés au rang de recruteur, voire de « responsable du recrutement des stagiaires ». Et cela n’a pas l’air de contrarier les sociétés qui ont recours à ce type de pratique! Mais comment un stagiaire peut-il être l’ambassadeur d’une société qu’il connaît à peine et qu’il est voué à quitter, au plus tard dans six mois? Comment ce même stagiaire peut-il évaluer des candidats ayant le même âge que lui, le même parcours, les mêmes questions, alors qu’il n’est dans l’entreprise que depuis quelques jours?

En outre, il est évident qu’un stagiaire met plus de temps, du moins au début de son stage, qu’un salarié pour effectuer ses différentes tâches – il faut bien qu’il apprenne. C’est pourquoi il arrive que le stagiaire passe, à la fin de son stage, tout son temps… à recruter son remplaçant. Remplaçant qui, de même, passera un mois à recruter son remplaçant… Et voici comment on entretient un système complètement fictif et vide de sens.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 4 février 2014
A 10 h 58 min
Commentaires : 0
 
 

Je milite contre… l’exploitation des stagiaires

Non, un stagiaire (souvent sous-payé, mais même s’il l’est plutôt bien) ne doit pas travailler 50h par semaine. C’est un stagiaire!

Je milite contre toutes ces sociétés qui ont des stages sans cesse renouvelés: un stage doit être temporaire et a pour objectif de remplir une mission précise, dans le cadre si possible d’une pré embauche. Cela ne doit pas être une variable d’ajustement.

Je milite contre ces sociétés qui recrutent des stagiaires au lieu de CDD voire de CDI pour faire des économies. Souvent, les stagiaires ne disent rien car cela leur permet de se faire de l’expérience, mais ce n’est tout de même pas normal!

Je milite contre ces sociétés qui recrutent en stage des personnes diplômés depuis parfois plus d’un an. Et qui les incitent à s’inscrire à une formation quelconque pour bénéficier d’une convention de stage.

Stop aux abus! Un stage est une période de formation, un stagiaire n’est là que pour remplir une mission précise dans un temps déterminé. Arrêtons d’en abuser!

Dans : Je milite pour...
Par AZS
Le 8 janvier 2013
A 10 h 26 min
Commentaires : 3
 
 

Ca ne se fait pas!!!

Petit coup de gueule. Parce que ça ne se fait pas.

Un des stagiaires que j’avais recruté et qui devait commencer dans tout juste un mois m’informe par mail que finalement il ne viendra pas.

Ça ne se fait pas. D’abord, parce que le délai est court: un mois pour trouver quelqu’un d’autre, catastrophe! Faisable, bien sûr, mais on s’assoit sur la qualité du recrutement, on va juste garder en tête l’objectif d’avoir un stagiaire!

Ensuite, parce qu’il ne faut pas chercher un stage quand on en a déjà un… ou alors, on est transparent. J’aurais préféré mille fois qu’il me dise qu’il n’était pas sûr et qu’il continuait à chercher. Pourquoi? Parce que, moi aussi, j’aurais continué à chercher. J’aurais alors quelques CV de qualité sous la main et je pourrais appeler ces personnes, en espérant qu’elles n’aient pas encore trouvé de stage. Mais là, je n’ai rien, je dois relancer la machine sourcing, et c’est à la fois long, compliqué et fastidieux.

Enfin, parce que ce genre de nouvelle s’annonce par téléphone, pas par mail. Je sais que ça met mal à l’aise, mais le mail reste assez lâche…

Bref, ça ne se fait pas.

Dans : Humeur
Par AZS
Le 6 décembre 2012
A 13 h 53 min
Commentaires : 6
 
 

Le point sur la réglementation de stages

Un jour ou l’autre, on est amené à effectuer des stages en entreprise… ou à recruter des stagiaires. C’est tellement classique qu’on peut oublier que les stages sont très encadrés par la loi (si, si, je vous assure!). Un point rapide sur les choses à garder en tête:

  • un stage n’est pas un emploi déguisé! Au risque d’enfoncer des portes ouvertes… Il est donc, par exemple, interdit de remplacer un salarié absent (suite à son départ, à un arrêt maladie, un congé maternité, etc.) par un stagiaire: les CDD sont faits pour ça. Théoriquement, un stagiaire doit remplir une mission précise au court de sa période de stage, en lien avec sa formation académique.
  • ainsi, en théorie, il ne devrait pas y avoir des stagiaires qui se suivent sans fin… mais, je vous l’accorde, dans les faits les recours sont rares, d’autant plus qu’il se trouve peu de stagiaires pour se plaindre: beaucoup estiment que cela rend leur stage plus intéressant, et de ce fait, plus formateur…
  • un stagiaire est assujetti aux 35h (et oui!)
  • l’entreprise n’est pas obligée d’accorder des congés à son stagiaire (hélas!). Ensuite, c’est à sa discrétion, mais l’entreprise reste responsable du stagiaire pendant ses absences lors de son stage.
  • un stage ne peut durer plus de 6 mois! (et déjà, 6 mois sans vacances, ça peut être beaucoup…) Bien sûr, beaucoup vont trouver le moyen de contourner cette règle, par exemple en mettant en place deux conventions de stage, avec deux missions dans deux services différents. Mais théoriquement, c’est impossible.
  • le stage de plus de 2 mois doit être rémunéré (en fait, on dit « indemnisé », car au sens propre ce n’est pas une rémunération, il n’y a pas le même système de charges par exemple, et notamment le stagiaire ne cotise pas à l’assurance chômage). Il existe un minimum légal qui, à l’heure où j’écris, s’élève à 436,05€ (ce n’est pas lourd, mais c’est toujours mieux que rien…). L’employeur peut décider d’indemniser bien plus son stagiaire, mais dans ce cas, il paiera des charges une fois les 436,05€ dépassés.
  • si le stagiaire est à temps partiel (par exemple, aux 4/5e), l’indemnité légale minimum est de 436,05*4/5= 348,84€. Si l’entreprise paie plus, elle paiera des charges…
  • la convention de stage (qui remplit grosso modo la même fonction qu’un contrat de travail) est mise en place par l’établissement de formation du stagiaire. L’entreprise peut demander à mettre en place sa propre convention de stage (par exemple, si des règles internes particulières le justifient) mais celle-ci viendra s’ajouter à celle de l’établissement et ne s’y substituera pas.
  • le stagiaire est rattaché à un maître stage, qui est censé l’accompagner dans sa montée en compétence. Si l’établissement demande un rapport de stage et une soutenance, le maître de stage est supposé relire l’un et participer à l’autre.
  • un stage peut être noté dans le cadre de la formation académique du stagiaire, ce n’est bien sûr pas obligatoire.
  • le stage peut être considéré comme de l’ancienneté si le stagiaire est recruté par la suite au sein de l’entreprise, mais ce n’est en aucun cas une obligation.
  • le stagiaire peut toucher une prime de fin de stage, ce n’est pas obligatoire et c’est à la discrétion de l’entreprise.

En bref, la législation récente a amélioré la condition des stagiaires (il fut un temps où ils n’étaient pas rémunérés, travaillait plus que de raison pour une reconnaissance nulle!) mais force est de constater qu’il existe encore de nombreux abus. Tout le monde doit y être attentif, entreprises comme stagiaires, pour faire de ces périodes d’apprentissage de bons moments vraiment utiles pour tous (suis-je idéaliste? ;) ).

Dans : Comment faire concrètement? A destination des RH,Conseil de RH à l'usage de tous
Par AZS
Le 14 novembre 2012
A 17 h 40 min
Commentaires : 0
 
 

Avoir non pas un, mais deux stagiaires

Pour diverses raisons, j’ai finalement décidé de recruter non pas un, mais deux stagiaires. Sur le même sujet de stage. Je vous rassure, ils sont tous les deux au courant.

Maintenant que la décision est prise je suis dans le doute… comment vais-je organiser tout ça? Deux solutions s’offrent à moi:

  • je partage les tâches entre les deux: par exemple, l’un travaille sur le recrutement et la communication interne, l’autre sur l’administration du personnel et la formation
  • tout le monde travaille sur tout en même temps.

Difficile de choisir entre ces deux modèles. D’un point de vue pratique et organisationnel, il serait évidemment plus simple de partager les tâches en deux, chacun aurait ses responsabilités propres et les autres salariés sauraient facilement à qui s’adresser.

Oui, mais comment choisir? Dois-je arbitrairement décider que tel stagiaire est plus apte que l’autre sur tel sujet? Après tout, ce sont de tous jeunes gens sans beaucoup d’expérience, ils ne connaissent pas les dossiers et doivent s’y frotter pour faire leur preuve…. En outre, diviser les sujets reviendrait à appauvrir considérablement le stage.

Alors, tout le monde travaille sur tout? Vision très idyllique! Il est évident que tout le monde va fuir les sujets les moins palpitants (à commencer par la paperasse…). L’organisation sera plus difficile à trouver. Néanmoins, cela peut créer une saine émulation, une compétition intéressante et une entraide sympathique si les stagiaires s’entendent bien: allez, je finis l’administratif et toi tu tries les CV…

La seconde solution paraît la plus acceptable humainement, c’est donc pour elle que je vais opter. Mais que de complications en perspective! Que ne ferait-on pas pour rendre plus rose la vie de nos stagiaires! ;)

Dans : Humeur
Par AZS
Le 30 octobre 2012
A 13 h 40 min
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