Un jour je serai RRH

Un jour, je serai RRH… ou l'itinéraire d'une jeune RH pleine d'enthousiasme

 

Je milite pour… la suppression de la mainmise des syndicats dans les élections de Délégués du Personnel

Je me suis souvent étendue sur ces fameuses élections de Délégués du Personnel (DP), au sujet desquelles il y a tant à dire…

Mais pourquoi faudrait-il forcément qu’au premier tour de ces élections, seuls des candidats issus des syndicats puissent se présenter? Cela signifie que si, sur l’ensemble des salariés, seule une personne est syndiquée, elle est quasiment sûre d’être élue!

Je milite pour la suppression de cette règle très tordue.

Dans : Je milite pour...
Par AZS
Le 26 novembre 2012
A 9 h 18 min
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Les entreprises dans le discours politique

En cette période électorale, je me suis penchée sur les programmes des différents candidats et sur les discours des uns et des autres. Il est très intéressant de se focaliser sur la place des entreprises dans le discours politique actuel.

Grosso modo, si on écoute nos candidats, jusqu’à il y a quelques mois, il n’existait que deux types d’entreprises:

  • les très grandes entreprises (du CAC 40, de plusieurs milliers voire dizaines de milliers de collaborateurs), génératrices d’emplois et de croissance (surtout pour les partis de droite), engendrant des bénéfices énormes redistribués uniquement aux actionnaires au détriment des travailleurs (pour les partis de gauche)
  • les artisans et les TPE (moins de 10 salariés), des travailleurs courageux, aimés du public, qui maintiennent l’emploi dans des zones rurales ou en crise, génératrices de croissance, chouchoutés par tous les partis.

Certes… et que dire de l’immense majorité des entreprises françaises, ces fameuses PME, acronyme regroupant des réalités très contrastés, de 10 et 500 salariés? On les a oubliées bien longtemps, mais il semble que l’élection actuelle permette de remettre un coup de projecteurs sur ces entreprises pourtant incontournables de notre tissu économique. On parle de défiscaliser certaines embauches ou le maintien des seniors par exemple.

Je tiens néanmoins à souligner que l’on a trop longtemps négligé ces PME. Revenons, par exemple, sur la loi des 35h. Il était évident que, dans les plus grandes sociétés, cette réduction du temps de travail allait créer de l’emploi, ces entreprises ayant les reins suffisamment solides pour supporter les surcoûts engendrés par cette loi. Le résultat a bien été celui escompté. Mais dans les petites PME, celle de 20 personnes par exemple, il était certain qu’une réduction du temps de travail ne pouvait générer de l’emploi, le surcoût étant trop important pour une petite structure… et c’est également le cas de bon nombre de lois. Il semble que les syndicats, qui pèsent sur les décisions politiques, tendent à faire oublier l’existence de ces plus petites entreprises qui de ce fait pâtissent des décisions et doivent appliquer des règles qui ne leur sont pas adaptées.

Matraquons le s’il le faut, mais il faut adapter les lois à la taille des entreprises et ne pas mettre tout le monde dans le même panier! Revalorisons les PME!

Dans : Humeur
Par AZS
Le 4 mai 2012
A 9 h 48 min
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Syndicats & entreprises « de cadres »

En regardant hier à la télévision les différents cortèges syndicaux du 1er mai (laissons là la politisation des manifestations due aux élections), je me suis fait diverses réflexions sur la place des syndicats dans certaines sociétés, celles où prédominent les cadres et dans lesquelles j’évolue depuis plusieurs années.

Je ne remets absolument pas en question l’importance et la pertinence de la représentation syndicale dans les plus grandes entreprises, dans les sociétés industrielles et dans certains bassins d’emploi. Dans leur ensemble, les syndicats sont les garants des conditions de travail et du respect de l’intégrité des travailleurs. Ils ont souvent mauvaise presse, surtout auprès du patronat et des cadres, mais ces détracteurs ont bien tort de critiquer ceux qui ont permis par le passé de mettre en place des horaires décents, des congés payés, une protection sociale, etc.

En revanche, penchons-nous quelques instants sur les syndicats dans les entreprises dites « de cadres ». Par exemple, dans ma société, nous sommes tous cadres. Dans ma société précédente, plus importante en taille, nous étions cadres à 95%. Dans ces deux entreprises, il n’y a pas de représentation syndicale, pour plusieurs raisons: la première est culturelle. Il est certain que les syndicats appartiennent surtout à la culture ouvrière, les cadres ne se sentent pas proches de ce modèle de représentation. Ainsi, aucun cadre de ma connaissance n’est syndiqué et n’a jamais envisagé de le devenir. Deuxième raison, le rapport à l’entreprise. Les cadres ont l’habitude ou ont été formés à réclamer ce qu’ils souhaitent, que ce soit lors des négociations à l’embauche ou lors d’entretiens annuels par exemple. Ils répugnent à faire appel à un intermédiaire, ils privilégient le face à face. Et, bien souvent, lorsqu’ils sont mécontents, plutôt que d’entrer dans une sorte de lutte, ils préfèrent quitter l’entreprise et vérifier si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs. Enfin, troisième explication, les cadres ne se sentent pas représentés par les syndicats, bien au contraire, ils ont l’impression d’être diabolisés. En effet, les discours de certains responsables syndicaux mettent souvent dans un même sac le patronat et les cadres / managers, comment les cadres pourraient-ils se sentir soutenus et compris?

Bref, dans ce type d’entreprises, pas ou peu de syndicats. Et c’est bien dommage: certains grosses sociétés de service, comptant plusieurs milliers de collaborateurs, bafouent certains droits des travailleurs les plus élémentaires sans vergogne et sans aucun risque car la résistance n’est pas organisée. On assiste alors à de micro duels entre un salarié révolté et sa direction, qui se soldent toujours par le départ du mécontent sans que cela remette en question la gestion de l’entreprise. Dans ces sociétés, une réelle représentation syndicale aurait une raison d’être et de grands combats à mener. On ne peut que déplorer l’absence de ces structures.

En revanche, dans des sociétés à taille humaine (comme la mienne), il est vrai que les Délégués du Personnel et autres CE peuvent remplir certains fonctions des représentants syndicaux. Pour autant, un certain nombre de process RH sont sclérosés en l’absence de syndicat: par exemple, dans le cas des élections des Délégués du Personnel, au premier tour seuls les syndicats peuvent présenter des candidats. Qu’il est compliqué de faire comprendre à l’administration que ce premier tour n’a pas eu lieu car il n’avait tout simplement pas lieu d’être! Ainsi, non seulement les syndicats sont absents, ce qui peut être un handicap pour les salariés, mais encore les RH souffrent d’une législation qui part du principe qu’ils existent partout…

Ne faudrait-il pas qu’il y ait une réflexion de fond et une évolution du système syndical à destination des cadres? Ne pourrait-on pas assouplir certaines règles, ou en créer de nouvelles à destination d’entreprises de petites tailles? En un mot, ce système n’est-il pas devenu trop éloigné de la réalité actuelle de l’entreprise?

Dans : Humeur
Par AZS
Le 2 mai 2012
A 9 h 48 min
Commentaires : 0
 
 
 

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